Le 17 août, Raphaël Roberge a livré son premier EP anglophone intitulé Night Falls. Lors de son lancement du 21 août au Ministère, nous avons discuté avec le chanteur-comédien qui s’est fait connaître lors de la 4e édition de Mixmania en 2014.

« Ça fait presque un an qu’on travaille sur le projet, j’ai commencé en octobre. En premier, on a fait Crawling qu’on a sorti en décembre. Toutes les chansons sont différentes l’une de l’autre. C’est un album éclectique qui demeure pop, mais je voulais faire quelque chose de plus “indie”, soit plus artistique que commerciale. C’est sûr qu’il y a une petite touche pour plaire aux radios.

Ça touche une variété de sujets, c’est sûr qu’il y a beaucoup d’amour là-dedans. C’est vraiment un EP qui est plus sombre que mon premier, j’ai évolué. Quand je l’ai écrit, j’étais heureux, mais j’étais dans une période où toutes les chansons que j’écrivais étaient dramatiques. Je ne sais pas pourquoi, mais ça a adonné comme ça ».

Quels sont les thèmes abordés sur Night Falls ?

« Crawling parle de quelqu’un qui revient vers quelqu’un d’autre. Il sait qu’il a fait une erreur en le laissant parce qu’il n’était pas dans un état d’esprit pour être avec cette personne. Il sait qu’il est maintenant prêt pour être avec cette personne pour que ce soit une belle relation. Ce n’est pas une pièce autobiographique, je me suis inspiré de personnes que je connaissais.

Nos corps, c’est semi-autobiographique/semi-fiction. Elle parle d’un couple encore ensemble, mais un peu par habitude. Il a encore de l’amour, mais c’est un peu plus de l’affection. Ils sont plus amis qu’amoureux, ils se forcent quand même à rester ensemble, car ils ne se voient pas être sans cette personne-là.

Ma pièce préférée de mon EP est ma ballade Wish I. Elle est vraiment une chanson autobiographique et c’est ma plus personnelle. Elle parle d’une rupture ; mais que tu veux quand même le mieux pour l’autre personne. Toutefois, tu sais que tu ne seras pas là nécessairement pour l’attraper si elle tombe ».

Après avoir sorti un premier EP en français, pourquoi sortir un EP dans la langue de Shakespeare à ce stade-ci ?

« Mon premier EP était en français parce que je voulais vraiment jouer à la radio. Ça fait quand même trois ans que j’ai sorti le premier. Ce que j’écoute, c’est presque tout le temps en anglais. J’écoute de la musique francophone quand même, mais je voulais faire quelque chose qui stylistiquement ne se faisait pas nécessairement en français. Il y aura surement plus de chansons en français sur mon prochain EP ».

Est-ce que tu as considéré de faire un album complet (moitié français/moitié anglais ?)

« Là-dessus, c’est une question de budget. C’est plus abordable de faire un EP. Éventuellement, c’est sûr que j’aimerais avoir un album. Pour l’instant, je n’ai pas de labels derrière moi. C’est moi qui finance mes projets, mais j’aimerais sortir un autre EP en 2019 pour compenser le fait de ne pas faire un album au complet ».

Pourquoi avoir choisi de faire une chanson en français (Nos corps) dans l’optique d’un EP anglophone ?

« Au début, ça devait juste être en anglais. Je me suis dit que ça prend une toune en français pour les radios. En même temps, ça faisait longtemps que je n’en avais pas fait une en français. On avait déjà une toune de commencée en anglais, mais finalement je me suis dit qu’elle serait en français. On a changé la mélodie, on a pris d’autres inspirations pour les paroles et la sonorité.

Je savais que je voulais un duo pour le EP ; alors pourquoi pas sur celle en français ? Quand j’ai entendu la voix de Lydia Sutherland lors de son duel (La Voix 6), c’était elle que je voulais sur mon EP. Je suis tombé amoureux de sa voix. On est devenu ami ; je suis vraiment content du résultat ».

Voudrais-tu me parler de ton expérience depuis la fin de Mixmania jusqu’à la sortie de ton premier EP ?

« Dès que j’ai commencé la tournée de Mixmania, je savais qu’il fallait que je sorte éventuellement quelque chose pour ne pas me faire oublier. Tout de suite, j’ai commencé à écrire des chansons et je suis allé en studio. Je suis le premier qui a sorti un EP, je voulais être le premier aussi.

Je suis aussi acteur, ça m’a permis de faire des apparitions dans quelques émissions comme District 31 et Max et Livia. J’ai la chance d’avoir les deux ; je ne me ferai pas oublier complètement. C’est sûr que je suis plus à la télévision régulièrement en ce moment, donc il en a qui m’ont oublié. Toutefois, j’ai quand même du monde qui vient voir mes spectacles depuis le début, et c’est toujours le fun ».

Comment as-tu trouvé ton lancement ?

« Je suis super content ! J’étais vraiment nerveux avant le lancement, mais quand je suis “embarqué” sur la scène, je me suis senti comme chez moi. Je crois que les gens présents ont aimé leur soirée et c’est ça le plus important pour moi ».

Crédit photo : William Robitaille