En août dernier, on apprenait que la chanteuse Safia Nolin prenait une pause des réseaux sociaux. Voilà que la jeune femme a fait exception pour passer un message concernant la mort de Joyce Echaquan, une femme attikamek de 37 ans.

Dans une vidéo publiée sur son compte Instagram, l’artiste s’est confiée sur ce terrible accident, mais également sur le cheminement qu’elle a eu relativement à ce qui concerne la question autochtone.

Elle a révélé être sortie de sa pause des médias sociaux pour « que les choses changent » et pour « devenir une bonne alliée ». Elle a déclaré dans sa vidéo que la population québécoise avait fermé les yeux sur le racisme envers les Autochtones pendant de nombreuses années.

« C’était la même chose pour Black Lives Matter. Et je pense que la meilleure façon de vraiment devenir une alliée — en tout cas, pour moi, c’est comme ça que je le vois —, c’est d’accepter le sentiment dégueulasse qu’est la culpabilité », a-t-elle dit.

Elle a avoué avoir vécu un énorme débat intérieur quand elle s’est rendu compte qu’elle n’était pas meilleure que les autres. « Je ne pensais pas ça non plus, mais je veux dire que j’ai mené des combats, oui, et j’ai milité pour des trucs, mais qui ne concernaient que moi-même, qui concernaient les causes qui me rejoignent concrètement, comme le body positivity, le poil, les femmes, les queers et tout », a-t-elle indiqué.

Elle a par la suite affirmé qu’elle avait essayé « de remonter aux sources, de faire des choses concrètes ». « Là, c’est l’heure de faire ça avec les Premières Nations, les Autochtones, les Innus. C’est l’heure de changer […] et de se remettre en question », a-t-elle ajouté.

Elle a terminé sa vie en demandant aux gens de faire leur travail pour devenir de bons alliés.

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