Ceux et celles qui ont vu l’épisode final d’Unité 9 ont eu probablement de la difficulté à le regarder. En effet, il y a une scène de viol graphique qui était perpétrée par deux motards sur Jeanne, un des personnages de la série.

Ce moment, impossible à regarder, a provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Disons que personne n’est surpris ; il fallait s’y attendre.

Bien que toutes les précautions aient été prises pour mettre en garde les spectateurs, par exemple une cote 16 ans et plus et des avertissements, plusieurs d’entre eux ont été scandalisés par cette scène et en ont fait part à la société d’État.

Certains affirment que l’émission pourrait avoir enfreint les règles du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) en présentant une scène de viol avant 21 h.

La comédienne qui personnifie Jeanne, Ève Landry, a avoué ne pas avoir trop regardé son compte Facebook en raison d’une masse importante de témoignages. En effet, la scène a rappelé à certaines personnes de terribles moments.

Dans un entretien accordé à La Presse, Landry a expliqué l’importance de jouer cette scène ainsi que du message que la série voulait faire passer : « C’est cru, c’est violent, mais ça fait réfléchir, et je pense que c’est la responsabilité première des artistes de faire réfléchir sur des enjeux de société. La télévision ne doit pas servir qu’à divertir », précise-t-elle.

Elle se doutait bien que la pilule serait difficile à avaler et que la scène resterait en travers de la gorge. « Entre nous, sur le plateau, on se disait que la dinde allait passer de travers cette année et qu’à Noël, on allait nous parler que de cela. »

La télésérie sera de retour après le temps des fêtes.