Shah Frank s’est lancé officiellement dans la musique. Le 26 novembre dernier, elle présentait son premier EP, Stellaria Story à travers un spectacle en ligne dans un univers intimiste. Les retours sont très bons, les musiques R&B et la personnalité solaire de la chanteuse attisent la curiosité.

« Être artiste, c’est un risque à prendre. Quand il y a quelque chose en toi qui t’appelles, il faut que tu t’écoutes pour ne pas mourir à l’intérieur, te réveiller 50 ans plus tard et regretter toute une vie », raconte en souriant Shah Frank.

À présent, la chanteuse à la voix sensuelle vit pleinement sa passion. Elle a lancé son tout premier projet, Stellaria Story, un EP de sept chansons guidées par le thème de l’amour. Elle s’est inspirée de son vécu, de ses peines de cœur et de son entourage. Des chansons réconfortantes et mélodieuses qui bercent les oreilles comme le cœur. Parmi elles, « Not My Type » raconte l’histoire d’une personne vers qui l’on ne se serait pas retourné en premier lieu, mais pour laquelle on finit par succomber. La compositrice s’est inspirée de l’histoire de sa petite sœur. « C’était la chanson la plus difficile à écrire, ça m’a fait du mal parce que c’était autobiographique », confie la chanteuse « J’ai pleuré en studio seule dans le noir », ajoute-t-elle en riant.

Elle parle également de sujet plus lourd comme le racisme dont elle parle dans Dumb sa chanson préférée. Très engagée et concernée, l’artiste s’était associée avec Amnistie internationale Canada lors de son spectacle de lancement pour récolter des fonds. « Ça me touche au plus profond de mon cœur de soutenir l’association à poursuivre sa lutte en faveur des droits de tous et de la liberté d’expression », exprime-t-elle avec émotion.

Malgré les quelques doutes et difficultés du début, Shah Frank n’a pas lâché l’affaire. À peine quelques jours après la sortie de Stellaria Story, la voix mélodieuse de chanteuse séduisent déjà le public. Tout comme son univers coloré qui ne fait qu’un avec sa personnalité amusante et colorée. Dans son clip « Ride or Die », elle nous montre son goût pour l’esthétisme, en plus d’une invitation à remonter le temps avec quelques codes des années 80,90. Un clin d’œil à ses inspirations de l’époque, trois grandes femmes qu’elle admire : Aaliyah, TLC et Whitney Houston. Shah Frank est prête à se frayer une place dans le monde de la musique. Sa triple culture fait toute sa force. Conçue à Haïti, née à Brooklyn et élevée au Québec, elle hérite d’une culture antillaise de « la fougue et la résilience américaine » et « surtout de l’ouverture d’esprit et la curiosité culturelle canadienne », déclare-t-elle sur un ton amusé.

Crédit photo : James-Pierre-Louis