Ce dimanche de Pâques était le huitième gala de variétés de Star Académie!

On a retrouvé avec bonheur des grandes voix telles que Ginette Reno et Bruno Pelletier pour rendre un brillant hommage au parolier Luc Plamondon.  Mika nous en a encore fait voir de tous les couleurs! On s’est aussi déhanché au son de la musique country avec Paul Daraîche et Guylaine Tanguay.

Sans grande surprise, Jacob Roberge a été sauvé par le public. Le choix des professeurs était moins prévisible, étant donné la qualité des deux prestations auxquelles on a eu droit. Leur choix s’est arrêté sur Shayan Heidari. Malheureusement, c’est la Lavalloise de 20 ans, Annabel Oreste, qui a été éliminée.

Annabel, que retiens-tu de ton passage à Star Académie ?

Pour l’instant c’est un gros sentiment de vertige, mais je me sens bien. J’ai tellement évolué. J’en ressors beaucoup plus forte et plus confiante en mon talent. J’espère que la scène fera toujours partie de ma vie.

Qu’est-ce que tu as trouvé le plus difficile?

Mon plus grand défi a été de laisser tomber mon armure, ma carapace. Laisser tomber la barrière que je mettais entre moi et les autres pour me protéger de la douleur ou de certaines choses de mon passé que je ne voulais pas revivre. Vivre une téléréalité, ça t’apprend à faire face à toi-même, à être authentique, à accepter qui tu es, sans te cacher.

Tu as vécu l’expérience de La voix aussi. Quelles sont les différences entre les deux aventures sur le plan des apprentissages, du cheminement?

C’est sûr que je ne suis plus la même qu’il y a 5 ans lors de La voix. Entre 15 ans et 20 ans, on évolue beaucoup.  La voix m’a montré à quel point j’aimais monter sur scène, performer. J’ai longtemps pensé que j’étais faite pour ça, mais en même temps, je doutais tellement. Star Académie m’a confirmé que j’ai tout ce qu’il faut pour faire ma place et briller sur scène. Je suis maintenant capable de dire que je suis une chanteuse, une interprète.

Est-ce que l’absence du public a changé ta façon de performer lors des galas de variétés?

Non pas du tout ! Comme artiste, je suis très généreuse. Que ça soit devant un vrai public, ou pour une caméra; on se doit d’être la même personne. Fallait quand même être conscient que le public était à travers les caméras, qu’on lui parlait à travers elles. Fallait se l’imaginer, voir des personnes de l’autre côté. Cependant, c’est sûr que l’énergie est différente. Il faut que tu la trouves à l’intérieur de toi, parce que le public n’est pas sur place à nos côtés pour nous en envoyer.

Comment as-tu vécu la cohabitation?

C’était super le fun! Ça va vraiment me manquer, même si au début ça été un peu difficile de s’adapter. Les autres académiciens sont vraiment devenus ma famille.

Tu as participé à la chanson Sans swell,  sur le EP, comment as-tu trouvé l’expérience de créer en équipe?

J’ai vraiment aimé ça! J’ai eu la piqûre! J’aime beaucoup le jeu,  l’interprétation, mais les cours d’Ariane m’ont vraiment donné la piqûre de la création des chansons.

Ce dimanche, tu as interprété Fever. Comment as-tu eu l’idée de faire cette chanson?

C’est moi qui l’ai choisie! En la chantant avec Gregory, je me suis aperçue que je pouvais vraiment m’amuser en la faisant de façon théâtrale. C’était justement mon but cette fois-ci. J’avais le goût de m’amuser, de chanter quelque chose de plus « up tempo ».

Pendant l’aventure, Annabel a travaillé sur une chanson originale avec Ariane Moffat. Elle a comme projet de la poursuivre et de la lancer sur les plateformes numériques. Elle adore aussi le théâtre et le cinéma. Il y a de fortes chances qu’on la revoit prochainement dans nos télés ou sur grand écran.

Crédit photo : TVA Publications / Éric Myre