Dimanche dernier était la première de deux demi-finales à Star Académie. Incapable de départager les six candidats restants, les professeurs ont décidé de séparer les garçons des filles.

Trois candidats chouchous du public se sont donc battus pour accéder à la grande finale qui aura lieu le 2 mai prochain. Notre country boy Guillaume s’est amusé comme un fou avec sa version de Budapest. Jacob a opté pour une chanson qui représentait bien le vertige de son expérience à Star Académie avec Un peu plus haut, un peu plus loin.

Y allant de sa propre composition hyper touchante, c’est le papa William qui en est sorti vainqueur.  Guillaume, auteur du « Gui-move »  en ressort grandi, et prêt à aller à la rencontre du public.

Guillaume, que retiens-tu de ton passage à Star Académie ?

Au début j’avais peur des caméras, j’étais gêné. Je me suis adapté tranquillement. Je me suis dit que les gens derrière les caméras sont des humains aussi, comme nous dans le fond! Faut juste interagir avec les gens comme je fais d’habitude, sans essayer d’être quelqu’un d’autre. Je retiens aussi qu’il ne faut pas avoir peur de se planter, faut se lasser aller, essayer des trucs. C’est ça qui te fait grandir comme artiste mais aussi comme personne.  Avoir été sauvé trois fois par le public m’a fait réaliser que tu peux très bien rester toi-même, et le public va t’aimer quand même! 

Guillaume, lors du gala de variétés de dimanche dernier,  tu as repris à ta façon Budapest de George Ezra. Tu as visiblement eu beaucoup de plaisir à la faire! Pourquoi avoir choisi cette chanson?

J’avais une image en tête : tripper avec le band!  J’ai beaucoup parlé avec les musiciens, je me suis attaché à eux. Je me suis dit que si c’était pour être mon dernier numéro sur cette scène-là, je voulais vraiment trippé avec eux. C’était important pour moi de les intégrer dans ma performance. Je voulais aussi donner un aperçu aux gens de ce qu’ils verront à un de mes spectacles après Star Académie. Je suis vraiment content du résultat! Je voulais leur faire oublier leur quotidien, avec ce qui se passe. Les faire swigner de la patte et leur popotin dans leur salon!

Tu as participé à la création d’une chanson pour le EP : Si près si loin. Comment as-tu trouvé l’expérience?

Au début, on ne trouvait rien! On n’avait pas d’idées de sujet; on ne s’entendait pas. On avait juste un bout de Queenie, avec son rap, elle est géniale pour écrire en anglais. On est parti de ça pour continuer la chanson, mais on n’avait pas beaucoup de temps pour arriver à un résultat final. Tout le monde avait une idée; on a trouvé le moyen de tout mettre ça ensemble comme un casse-tête. On a débloqué et le résultat est vraiment cool!

Sur l’album officiel de Star Académie, tu as repris Aline de Christophe. Parle-moi de cette chanson.

Cette chanson-là représente beaucoup pour moi! Ma grand-mère, qui souffre de démence s’appelle Aline. Quand je la chante, c’est à elle que je pense. Je suis content, j’ai pu l’amenée dans mon style à moi. Elle me colle vraiment à la peau, je vais être partant pour la faire en show.

Qu’est-ce que tu retiens de ta visite à la maison symphonique de Montréal?

Je suis un passionné de son et c’est tellement grandiose dans cette salle-là! J’ai fermé les yeux, juste profité du moment. J’avais des gros frissons! La résonnance des instruments, surtout la salle vide; faut vraiment le vivre pour le comprendre! C’était irréel comme moment!

Est-ce que l’absence du public lors des galas de variétés a changé ta manière de performer sur scène?

C’était différent c’est sûr; mais je suis content. Ça nous a permis d’expérimenter autre chose. Oui, on avait du fun entre nous sur la scène, mais il ne fallait pas oublier que le public était derrière la caméra. Quand je vais aller sur des plateaux de télé, je vais être plus à l’aise avec les caméras grâce à cette expérience-là.

Quels sont tes projets pour le futur :

Je veux faire des rencontres, des appels. Je veux me monter une équipe, trouver mes musiciens. Je veux monter un spectacle, aller rencontrer le public.

Crédit photo : TVA Publications / Éric Myre