Dimanche dernier, ce fût au tour de Matt Moln de quitter l’Académie.  Pendant un gala de variétés rendant hommage à Queen et à Céline Dion, Matt étant en danger au côté de Lunou (sauvée par le public) et Annabel (sauvée par les professeurs).  

Matt a eu le courage de faire ce qu’aucun candidat avant lui n’avait fait (toute édition confondue) : décider d’écrire et de composer une chanson spécialement pour le gala, en moins d’une semaine! Et il a bien réussi sa mission, en nous présentant De l’or.

Matt, que retiens-tu de ton passage à Star Académie ?

En tant qu’auteur-compositeur, le plus gros apprentissage que j’ai fait a été cette semaine, quand j’ai décidé de créer de A à Z une chanson en moins d’une semaine pour le gala. De revenir à la base de c’est quoi une chanson, comment la mettre au monde. D’avoir été suivi, dans ce processus-là c’est le plus cadeau que je pouvais avoir à Star Académie.

Est-ce qu’il y a quelque chose que tu ferais différemment?

Je ne me serais pas cassé le pied! Sérieusement, les premières semaines j’étais beaucoup affecté par le côté téléréalité. Pouvoir revenir en arrière, je m’en ferais moins avec les caméras. D’être conscient de moi-même me prenait beaucoup d’énergie et m’empêchait de profiter pleinement d’être là.

Quels cours t’ont le plus marqués?

Tous les cours d’identité artistique. Je trouve ça tellement important que les artistes en devenir soit épauler là-dedans. Qu’on leur pose la question : Pourquoi tu fais ça, pourquoi tu veux faire de la musique, qu’est-ce que tu as à dire ?  Ce sont des questions qu’on aurait pu ne jamais se poser, mais en se les posant, on grandit beaucoup.

Quels conseils que tu as reçus vont te servir dans le futur?

De constamment se poser ces questions-là. Toujours se rappeler pourquoi on fait ça. Dans les moments où on doute, c’est important de revenir à la base. Quand on ne se pose pas de question et qu’on croit que tout va bien. De revenir à ses questions-là redonne un élan à ce qu’on fait, ça nourrit notre matériel.

Avec quels artistes aimerais-tu faire un duo?

Il y en a beaucoup! Mais Klo Pelgag qui m’a fait un vidéo d’encouragement pour le gala, j’ai trouvé ça tellement le fun! Pour moi, c’est une des grandes artistes qu’on a au Québec.  Si j’ai la chance, j’aimerais vraiment ça travaillé avec elle.

Ta chanson, De l’or. Qu’est-ce qui t’as poussé à vouloir écrire une nouvelle chanson aussi rapidement dans contexte où tu étais en danger?

Je pensais que je n’étais pas capable d’écrire dans ce contexte-là. Pour mettre sur papiers ces idées-là d’un coup ça prend du temps. Mais toute la préparation des numéros de variétés aussi. J’ai demandé un passe-droit dans le fond, j’ai été exempté de quelques répétitions pour écrire ma chanson. J’avais besoin d’être forcé à écrire rapidement. De partir de 0, construire la chanson de A à Z en étant épaulé par les profs était pour moi un plus bel exercice que de prendre un texte déjà écrit et essayer de le rendre meilleur.

Tu écris avec ta blonde d’habitude, comment as-tu trouvé l’expérience d’écrire sans elle?

Oui! C’est ce qui me bloquait à écrire au début. Elle est là pour me challenger, me remettre en question, me poser des questions sur mes textes, pourquoi j’ai dit ça de même, etc. Ça été dur d’écrire sans elle pour cela. Mais j’ai eu les profs qui ne m’ont pas juste challengé, mais aussi aider à construire ma chanson.

Crois-tu que d’avoir fait une chanson que le public ne connaissait pas a joué contre toi?

Oui, peut-être, mais pour moi c’était un quitte ou double. Ça toujours été clair pour que moi que je n’allais jamais jouer stratégique pour rester plus longtemps dans l’aventure. Si j’étais pour me faire sortir en ne voulant pas faire de compris, en reprenant une chanson qui existe déjà, j’étais prêt à vivre avec. Pour moi, même si je suis sorti, je ne suis pas perdant du tout, ma chanson va être sur l’album!

Quels sont tes projets à court et moyen terme?

Dormir!! Je veux aussi rattraper les quotidiennes, je vais continuer de suivre mes amis, c’est sûr! Et Je veux aussi écrire un album aussi.

Crédit photo : TVA Publications – Eric Myre