Après avoir rendu disponible le concert BaROCK Symphonique le 11 mars dernier, Alexandre Da Costa, directeur artistique et chef attitré de l’Orchestre Symphonique de Longueuil, récidivera en offrant le spectacle Stradivarius à Vienne dès le 1er avril.

D’un point de vue musical, Stradivarius à Vienne est totalement différent admet-il. « Vienne, c’est dans la dentelle, dans le raffinement et dans les petits détails. On doit être très précis, très mélodieux et très respectueux… et tout ça avec le sourire et avec beaucoup d’humour. »

Lorsqu’un artiste s’approprie les grandes valses viennoises, il a un mandat très difficile clame le violoniste. « Tu ne peux pas présenter un tel programme avec des musiciens qui ne sont pas extrêmement professionnels, incroyablement drillés et qui ne sont pas des virtuoses. On est dans les détails infimes. Comme on n’est pas énormément d’instrumentistes, on porte chacun une responsabilité très importante pour que le concert sonne bien. »

« C’était une grosse semaine et demie pour nous, mais elle rapportera psychologiquement puisqu’on accomplira un projet de haute qualité et de style ». Par ailleurs, il souligne qu’il a arrêté son choix sur le Théâtre Plaza pour son côté vieux, baroque et quelque peu rococo. « C’est vraiment le clash du passé, du présent et du futur avec toutes les lumières. »

Un vaccin spirituel

Alexandre Da Costa a tiré beaucoup de positif de la pandémie, confie-t-il. « On s’est fait offrir de jouer pour les Centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) et les hôpitaux. Cette expérience nous a beaucoup changés. On (les musiciens) s’est senti utile. Le cadeau était mutuel. On a donné le présent aux aînés, mais ils nous l’ont remis 100 fois avec leurs yeux et leurs remerciements. On leur a prodigué un vaccin spirituel. »

En ce qui concerne l’Orchestre Symphonique de Longueuil, Alexandre soutient que le 4e orchestre en importance au Québec est en train de se repositionner actuellement. « Ces derniers mois nous ont permis de dire qu’on fait quelque chose qui n’est absolument pas pareil que l’Orchestre symphonique de Montréal et l’Orchestre métropolitain. On est vraiment unique. On a notre place à Montréal et au Québec, mais aussi sur la planète. »