Dans une entrevue accordée au Journal de Montréal, les trois acteurs en promotion pour la nouvelle saison des Pays d’en haut ont avoué n’avoir pas eu connaissance de gestes déplacés de la part du réalisateur lors des tournages.

Sarah-Jeanne Labrosse, Vincent Leclerc et Maxime Le Flaguais ont admis avoir été surpris des allégations de harcèlement et d’inconduite sexuelle pesant sur Sylvain Archambault.

« Je respecte beaucoup ceux qui ont dénoncé ces situations, mais je n’ai rien vécu de semblable sur les plateaux », a expliqué Labrosse.

« Ce n’est pas simple, car dans la tête des gens on est vu comme une victime ou comme un complice si on ne dit rien. Et c’est difficile, car Sylvain Archambault, c’est un homme qu’on voit souvent et qu’on adore », a-t-elle ajouté.

Son compatriote Maxime Le Flaguais pense la même chose. « C’est une personne aimée. Il fait rire beaucoup de gens. Mais on doit se rappeler qu’il ne faut pas arrêter de dénoncer avec le mouvement Moi aussi ».

Dans le cas de Vincent Leclerc, il navigue entre trahison et complicité. « Ça m’a complètement chaviré, car Sylvain c’est un bon collaborateur. Mais c’est évident qu’on se questionne. C’est un sujet délicat ; on marche sur des œufs, car on n’était pas toujours à côté de lui. Je dois admettre qu’en tournage l’ambiance était parfaite »,a-t-il souligné.