Dans une entrevue accordée au HuffPost Québec, l’acteur Widemir Normil revient sur la polémique concernant son rôle de Fardoche dans Passe-Partout.

Dernièrement, le nouveau Fardoche a fait l’objet de vives critiques et été la cible de commentaires racistes. Certains souhaitaient même la fermeture de Télé-Québec.

« Je n’ai même pas besoin de me défendre, car il n’y a rien à défendre. Les gens le font à ma place. La représentativité ethnique a toujours été mon drapeau ; je suis d’origine haïtienne, je ne peux pas faire semblant. Ma mère a beau me dire qu’il y a plus de sirop d’érable qui coule dans mes veines que de canne à sucre, je reste Noir et je suis quand même natif de Port-au-Prince. Je trouve extraordinaire que les gens me défendent de la sorte », a-t-il confié au HuffPost Québec.

L’acteur, qui a semblé prendre l’affaire avec un grain de sel, a indiqué qu’il était habitué à la critique et que c’était correct que certaines personnes ne l’aiment pas ! « Ma mère m’a toujours fait comprendre qu’il y a 50 % des gens qui t’aiment et 50 % qui ne t’aimeront pas, donc, vas-y, rêve et réalise tes rêves à toi ! Ce que je fais maintenant, c’est simplement dire merci et prendre tout cela ».

Le comédien a trouvé extraordinaire que des gens soient venus lui dire qu’il l’aimait. Puisqu’il était en voyage au Mexique, Normil n’avait aucune idée de ce qui se passait dans la Belle Province. « Ce sont les gens sur place, au Mexique, qui m’en ont parlé et qui venaient me dire que ce qui avait été écrit n’était pas correct », a-t-il confié.

Il s’est également exprimé sur la fameuse lettre signée dans Le Devoir voulant que le nouveau Passe-Partout soit trop blanc. L’homme de 56 ans a expliqué que Télé-Québec voulait l’inclusion, sinon elle ne lui aurait pas donné le rôle de Fardoche. « Je crois que le souci de toute cette belle gang-là est de faire quelque chose qui est le plus crédible possible. Il faut lui donner le temps pour que ça pousse, mais il y a des intentions qui sont d’une noblesse extraordinaire et moi, je vais toujours défendre cela, parce que je suis là ».

Crédit : Facebook de Télé-Québec