Aujourd’hui, Wild Ouest lance son premier mini-album intitulé La loi des plus forts. Voici une entrevue réalisée avec les membres du duo (Phil G. Smith et John Anthony Gagnon-Robinette). Leur lancement sera diffusé sur la plateforme du WhiteBox Play le 12 novembre prochain. Pour les billets en présentiel, ça demeure à déterminer selon les indications de la santé publique et du gouvernement au moment de l’événement.

Malgré vos succès respectifs (On fait du country et Je viens dici sont nommés à lADISQ, tandis que Léa Jarry vient de rayonner au Gala Country), pourquoi avoir décidé de vous unir?  

Phil : C’est une union tellement naturelle pour nous, étant donné que nous avons travaillé ensemble tout au long du processus de création et de conceptualisation de mon album On fait du country. Un jour, on s’est dit que ce serait plaisant de se lancer dans un projet de création complètement en duo. En mars 2020, nous avons compris que ce moment-là était arrivé ! Le succès de nos albums respectifs nous a encouragés à en faire un ensemble en duo. 😊

John : Parce que, malgré tout, on avait encore quelque chose à raconter. Hahahaha !

Est-ce que le succès que vous récoltez avec vos projets respectifs vous a fait hésiter à lancer votre projet?

Phil : Je crois, au contraire, que ça nous a motivés ! Ça nous permet d’explorer autre chose dans un projet parallèle à nos projets respectifs et d’aller quelque part où le public ne nous attendait pas !

John : En effet, au contraire, on a eu beaucoup d’inspiration pour ce projet-là parce qu’il est différent et qu’on ne conçoit pas les chansons de la même façon. Ça nous a poussés à vouloir que Wild Ouest raconte sa propre histoire et on a foncé tête baissée !

Est-ce que la pandémie vous a été bénéfique pour consacrer du temps à Wild Ouest?

Phil : Tellement ! On a canalisé l’énergie qu’on gardait en dedans, faute de pouvoir faire des shows dans les dizaines de festivals qui étaient prévus à l’horaire. Tout ça a été rendu vivant dans nos chansons.

John : Totalement ! Non seulement on a eu du temps à consacrer au projet, mais il nous a aussi permis de transformer les jours plus sombres en positif. Ça a permis de voir le soleil comme si l’on était en road trip, mais du salon à la cuisine.

Qu’est-ce qui sera le plus gratifiant pour vous en octobre entre vos nominations à l’ADISQ et la parution de votre album?

Phil : Oh ! Je crois que les deux se complètent très bien pour passer un mois de confinement en bonne santé mentale en tant que musicien. Hahahaha !

John : Bien oui les deux ! Tous ces projets-là sont comme nos bébés. Tous nous rendent fiers, peu importe où ils sont rendus !

John Anthony Gagnon-Robinette et Phil G. Smith

En quoi la musique de Wild Ouest sera-t-elle différente de ce que vous avez déjà joué jusqu’ici dans votre carrière?

Phil : Je crois qu’on peut dire que c’est un son plus lourd, plus band. Un trip de chums, mettons. Autant j’aime le côté plus personnelde mon projet Phil G Smith, autant l’énergie et l’attitude qui se dégagent de Wild Ouest me plaisent.

John : Effectivement, ça sonne plus comme un band, beaucoup d’harmonies vocales et beaucoup de guitares. On voulait un projet de duo qui se différencie autant dans le son que dans le style. Déjà, on a participé les deux tant à l’écriture des chansons qu’au mix et au mastering. Comme Phil l’a mentionné, on voulait que ça sonne trip de chums.

Vous voulez créer un son inspiré de la musique country américaine, mais en français. Pourquoi avoir pris cette direction musicale?

Phil : C’est tellement naturel pour nous, on baigne dans le new-country américain depuis plusieurs années, au même titre qu’on est de grands mélomanes d’auteurs-compositeurs québécois, notre langue.

John : Je ne pourrais pas mieux répondre !

Habitué d’être à l’ombre avec Kaïn notamment, John Anthony se retrouve en avant-scène avec Wild Ouest. Comment te sens-tu dans ce nouveau rôle? Est-ce que tu te sens à laise?

Phil : À voir John Anthony faire ses solos de guitare avec Kaïn, je ne dirais pas qu’il est dans l’ombre. Hahaha ! 😉

John : Oui, je me sens à l’aise ! Les gars de Kaïn me laissent une grande place autant sur le stage que pour les décisions dans le band. Ils m’ont appris beaucoup et continuent de m’apprendre. Je pense que la plus grande différence, c’est que ma voix sera plus forte sur les albums. Hahaha !

John Anthony Gagnon-Robinette

Phil, est-ce que les chansons de Wild Ouest vont te suivre dans ta carrière solo?

Phil : J’y compte bien ! C’est sûr que ce sont des chansons quifitteront parfaitement dans mes spectacles, on y retrouve une drive qui me donne déjà hâte de les jouer sur scène, idéalement avec John Anthony le plus souvent possible !

John : J’espère bien, tu n’as pas le choix !

Phil G. Smith

Est-ce qu’il y a des projets pour une suite étant donné que vous offrez, pour l’instant, que quatre chansons?

Phil : Au départ, c’était un projet studio de pandémie (haha), quelque chose d’unique, un one shot deal dans lequel on voulait mettre toute notre énergie, mais sans penser à une suite… Je crois qu’on s’est fait prendre au jeu. Qui sait, on parle peut-être déjà d’en faire un autre !

John : Disons qu’on aurait mille raisons de continuer…

Justement, donnez-moi mille raisons de découvrir votre mini-album…

Phil : Imaginez-vous un samedi matin de juillet. Vous venez de tomberen vacances pour deux semaines. Vous empaquetez votre camion pour partir dans un chalet de campagne avec votre famille et vos amis. Il fait gros soleil et chaud. Vous arrêtez à l’épicerie dans le but de remplir la boîte de votre truck de bières et plusieurs autres trucs pour que votre séjour soit parfait. Vous pensez à vos plans des prochains jours : pêche sur le lac, baignade, BBQ, feu de camp, etc. À ce moment-là, vous ouvrez la radio. À ce moment précis, c’est exactement le EP de Wild Ouest que vous voulez entendre, pour que tout soit parfait 😉

John : Amen mon Phil ! Parce que cet album-là ; ce sont les épices sur ton steak, le gaz dans ton char, le soleil sur tes road trips pis la lumière qui te manque vu qu’on va reculer l’heure fin octobre ! Parce qu’on a hâte de jouer ça en festival pis de vous voir !

Photos fournies par l’Agence Ranch et notre photographe Patricia Duval (Blacky Patsy)