Oui, vous avez bien lu! Le finaliste à La Voix en 2018 a effectué un virage vers la musique a cappella sur son nouvel extrait, intitulé Overnight, d’un album à paraître aussitôt, si tout se passe bien, qu’en décembre. À la première écoute, vous aurez certainement une pensée pour les regrettés chanteurs Michael Jackson et Prince.

Présente-moi ta nouvelle pièce Overnight au niveau de ses thèmes…

Avec Overnight, j’explore la liberté et la confiance en soi. C’est en quelque sorte une prise de conscience de s’écouter soi-même et de foncer !

Qu’est-ce qui t’a motivé à proposer une chanson en formule a cappella?

Pendant le confinement, comme tout le monde, je n’ai pas eu le choix de revoir mes façons de travailler. J’étais habitué de collaborer avec de très bons producteurs qui maîtrisent totalement leurs arts. Lorsque je me suis retrouvé seul devant ma console, je n’ai pas essayé de reproduire ce qu’ils font, je suis plutôt parti dans une tout autre direction avec ma force… c’est-à-dire le chant. Quand je compose, j’ai souvent déjà la structure de la chanson dans ma tête. Je l’ai tout simplement interprété et ça a donné Overnight. Ça a donné naissance à un projet unique, différent de ce que je suis habitué de faire et ce qu’on retrouve dans la musique pop actuelle.

Si je ne connais pas Yann Brassard, pourquoi le découvrirais-je en cliquant sur le lien du vidéoclip qui suivra?

Overnight, c’est moi ; visuellement et auditivement parlant. Perfect Stranger qui a réalisé le vidéo m’a compris sans que je parle… et c’est ce qui est merveilleux ! Nous sommes dans une époque sombre et ce clip est en quelque sorte mon hymne à la danse… Alors, montez le volume, et éclatez-vous, à distance, quelques minutes dans votre salon ! Au bout du compte, c’est tout ce que je souhaite aux gens. 🙂





Est-ce que tu as été un public critique envers la production de cette chanson?

Oui et non. Comme je le disais, je suis habitué à travailler avec des pros de la prod. Alors, j’ai eu un petit cheminement à faire avant d’accepter de la sortir tel qu’elle est, c’est-à-dire que c’est beaucoup moins produit que ce à quoi on est habitué de moi. La pièce Overnight a été faite dans un contexte particulier, elle est universelle tout en étant très personnelle. Ce que je voulais, c’était qu’elle soit la plus authentique possible dans l’intention et dans le son. Ça m’a permis d’explorer des choses que je n’aurais jamais faites. Au bout du compte, je suis bien content ! Ce n’est pas une production parfaite, mais c’est moi.

Est-ce que tu seras aussi capable de la reproduire dans la même formule en spectacle?

Malgré la COVID-19, on se penche beaucoup sur les spectacles en ce moment. Je ne te cacherai pas que je réfléchis encore à la bonne manière d’approcher la scène avec mes nouvelles compositions. Je pense que je n’aurais aucun problème à reproduire le tout en spectacle. Toutefois, je ne le ferai surement pas puisque le reste de mon matériel n’est pas entièrement a cappella ! Il y aura certainement un heureux mélange de tout ça !

Pourquoi avoir décidé de présenter une chanson en anglais?

Naturellement, c’est ce qui me vient… probablement parce que la majorité de mes influences musicales sont anglophones. J’ai beaucoup travaillé dans les dernières années pour sortir du matériel en français. Cette fois, j’avais envie de juste faire quelque chose pour moi ! Et c’est en anglais que c’est venu !

Pochette de son extrait “Overnight”

Quelles sont tes influences musicales dans tes nouvelles sonorités disco-pop?

Michael Jackson et Prince sont, pour moi, les meilleurs artistes du 20e siècle en ce qui concerne la musique populaire. J’ai longtemps essayé de me sortir de ces influences et de m’en éloigner le plus possible par peur de me faire dire queça sonne trop comme… Puis pendant le confinement, j’ai comme eu envie de faire ce qui me plaisait. Maintenant, c’est assumé. Ça fait partie de moi et c’est comme ça ! Et si ça peut rappeler quelques bons souvenirs à ceux qui ont eu la chance de les écouter à leurs époques, eh bien c’est tant mieux ! Bee Gees, Bruno Mars, Charlie Puth et The Weeknd sont des artistes qui m’inspirent. Même si on ne l’entend pas d’office, j’ai beaucoup écouté Angèle dans les derniers temps. Alors, je me dois de la nommer aussi !

Depuis le début de la pandémie ainsi que le confinement qui en a découlé, quelle est la plus grande révélation qui est venue à toi et ta personnalité musicale?

J’ai voulu arrêter de plaire à un public que je pensais connaître, mais qu’au fond je ne connaissais pas vraiment. Dans cette industrie, c’est facile de s’égarer et vouloir se fondre à la masse de personnes qui désirent sonner au goût du jour. J’espérais faire quelque chose de différent et surtout qui me représentait le plus possible.

Est-ce que tu considères avoir profité du contexte particulier de la COVID pour t’établir?

Absolument. La pandémie aura amené quelque chose de positif ! Ça m’a permis de prendre un recul sur ma raison de faire de la musique en premier lieu.





Tu envisages lancer un disque bientôt, présente-le-nous…

J’ai hâte ! Il devrait, si tout se passe bien, sortir en décembre. C’est sûr qu’il a une vibe Overnight, mais aussi plusieurs surprises ! C’est un album assez éclectique, pas complètement anglo, pas complètement franco qu’on ne peut pas totalement classifier dans un genre précis ! Une chose est certaine, j’aime que les gens bougent…

En quoi ton disque sera-t-il différent de Mission Commando et Overnight?

Il viendra boucler la boucle avec d’autres aspects de ma personnalité artistique. Les gens vont s’apercevoir que je n’ai pas seulement des influences disco et que c’est possible de mettre ensemble plusieurs genres dans un album en 2020, si on arrête de se mettre des barrières !