L’artiste Nika Danilova (alias Zola Jesus) sera de passage au Centre Phi le 23 janvier, dans le cadre de la tournée de son cinquième album, Taiga.

Premier album de Zola Jesus à paraître sur l’étiquette Mute Records (Nick Cave & the Bad Seeds, Depeche Mode, New Order, Boyd Rice, Swans), Taiga fut composé lors d’une retraite à Vashon Island – une île du détroit de Puget, dans l’état de Washington.

Coproduit par Dean Hurley (Dangermouse, David Lynch), cet album que l’artiste de 25 ans avait confié au magazine Fader être le fruit de son immersion dans un environnement rappelant la taïga («une pureté qui n’est la civilisation de personne»), symbolise en quelque sorte le sommet de la démarche artistique du projet.

Zola Jesus

Pour Taiga, son 5e album studio, Nika Danilova [Zola Jesus] a quitté Los Angeles afin de s’immerger dans la nature, en se relogeant provisoirement sur Vashon Island, dans le détroit de Puget. Densément boisée, Vashon Island est une enclave qu’aucun pont ne relie au reste du continent.

Originaire du nord du Wisconsin, Nika Danilova a grandi entourée de plusieurs hectares de terres sauvages. En raison des origines russo-américaines de la chanteuse, cette taïga a donc littéralement circulé dans les veines de plusieurs générations d’ancêtres de celle-ci. Dans une certaine mesure, cette «terre sauvage» est de ce fait génétiquement encodée en Danilova, laquelle a toujours senti son appel.

Sur Vashon Island, l’essentiel du processus créatif de l’artiste fut très différent de sa manière habituelle de composer. Plutôt que d’amorcer l’écriture d’une pièce avec un rythme ou une superposition de couches de synthétiseurs (sa voix venant habituellement se loger en dernier parmi les autres éléments), elle a amorcé l’écriture en composant de manière uniquement a capella.

Son travail sur le très orchestré album Versions l’a conduite à revisiter sa formation en chant classique et à ainsi parfaire les compétences qu’elle avait acquises au cours de ses études en opéra.

Taiga est une transition indéniable pour Zola Jesus, un disque décrit par l’artiste elle-même comme «un album sur lequel la musique est massive, avec des cuivres, des rythmes et une voix claire».