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Songe d’une nuit d’été par La Tohu

PAR LUCAS BRUNET / Ce 30 Janvier 2019, se jouait à la Tohu la première du Songe d’une nuit d’été, texte de Shakespeare, mis en scène par Olivier Normand et coproduit par FLIP Fabrique et Le Théatre du Trident.

Malheureusement, je ne conseillerais à personne d’y aller. Tout d’abord, malgré une programmation à la Tohu, le spectacle ne présente que très peu d’éléments circassiens. C’est avant tout du théâtre vaguement épaulé par quelques passes d’acrobatie et un jeu un peu plus physique de la part des acteurs.

Retirez les acrobates et le spectacle ne sera que très peu différent. Ensuite, la mise en scène est assez pauvre. La pièce s’ouvre sur la chambre à coucher d’un homme qui laissera place à une « forêt » enchantée. L’innocent rêveur s’y voit malgré lui entraîner et attribuer un rôle dans la pièce qu’il lisait.

L’idée de cette mise en abyme, bien qu’intéressante, est sous exploitée et non utilisée par la suite, dommage ! La forêt se compose elle d’une piste de tumbling, d’un mat chinois et de deux rideaux de soie, tantôt canopée, tantôt brouillard changeant. Pas de quoi s’émerveiller, surtout quand le « brouillard » cache le peu de cirque présent.

La bande sonore aurait pu être très agréable sans les mélopées d’un chanteur qui ne trouve pas sa place dans le spectacle (et provoquait les soupirs de mes voisins à chaque apparition). La qualité des costumes est très disparate. Certains sont magnifiques (roi Obéron, Égée) et d’autres présentent un anachronisme sans doute voulu, mais qui sonne faux.

Le maquillage de Puck, lutin farceur qui peine à tenir son rôle dans cette interprétation, est agréablement recherché quand il est vu de près, mais ressemble à de simples salissures lorsque vu du public. La comédie tombe à plat. Les rires dans la salle ne sont pas aussi nombreux que l’on pourrait s’y attendre pour un texte pourtant drôle.

Le comique frôle parfois le vulgaire et la scène finale, qui se veut être une apothéose comique, peine à faire oublier les deux longues heures qui la précède. Car oui, la représentation dure deux heures sans entracte. Cela aura au moins évité à la moitié du public de disparaître à ce moment-là, au vu du nombre de personnes ayant néanmoins pris leur courage à deux mains pour quitter la représentation pendant le spectacle.

Vous l’aurez compris, cette production m’aura déçu. Quel dommage au vu de l’immense quantité de talent que représente la distribution. Cela m’aura au moins donné envie de relire l’œuvre originale. Pour ceux souhaitant se forger un avis, la pièce joue jusqu’au 10 février à la Tohu avant de partir en tournée au Québec.

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