C’est en ce 8 novembre qu’a eu lieu la 37e édition du Gala de l’ADISQ, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts. Brillamment animée par Louis-José Houde pour une dixième fois, c’est une soirée forte en émotions qui s’est offerte aux spectateurs. Pour ma part, je me suis entretenue avec les récipiendaires une fois en salle de presse. Mais tout d’abord, les grandes lignes du déroulement de cette fête de la musique.

Le gala a commencé en force avec l’animateur à la batterie, pour ensuite faire place à Jean Leloup. Louis-Jean Cormier, Philippe Brach et Galaxie ont livré une prestation plus qu’énergique et entrainante. Marie-Mai, Ariane Moffatt et Fanny Bloom démontrait un plaisir et une complicité palpable. C’est une performance tout en douceur et en poésie que Patrick Norman et Fred Pellerin ont offert. Marie-Pierre Arthur et Bobby Bazini se sont également emparés de la scène pour un duo tout aussi unique qu’inattendu.

Un bel hommage, empreint d’amour et de respect, a été rendu à Dominique Michel. Et bien que les commentaires à ce sujet soient mitigés, force est de constater que la musique était à l’honneur et que l’ambiance était à la fête, si l’on en juge l’état d’esprit des gagnants à leur arrivée en salle de presse.
J’en ai profité pour demander aux artistes de me nommer la première personne qu’ils allaient appeler une fois leur Félix en main.

Fred Pellerin : J’ai appelé Linda Corbo, une journaliste du Nouvelliste. Un jour, quand ç’a commencé, mon histoire, j’ai eu souvent à rencontrer des journalistes régionaux, qui vivaient quelque chose qu’on vit aussi les artistes. Quand on est en région, on dirait qu’il faut venir à Montréal pour une reconnaissance. Un journaliste de région, ton papier se retrouve dans La Presse, t’es content mais il y a quand même un rapport région et métropole assez étrange. Et moi, j’ai continué de travailler très proche des journalistes de Trois-Rivières, parce qu’au départ, ils étaient là et je savais qu’on partageait certaines petites « gogosses », qu’on avait ça en commun.
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Isabelle Boulay : Oh mon Dieu! J’aurais tendance à appeler mon fils, mais sinon… Mes amis sont à mes côtés. Euh… Ma mère, je pense. Mon amie Pâquerette, elle a 94 ans. Je lui dirais « Merci! » parce que c’est quelqu’un qui m’a beaucoup soutenue. Beaucoup, beaucoup!

Patrice Michaud : Ah ma mère, je vais appeler ma mère. Je vais lui dire : « Bonjour maman, c’est ton fils », puis je vais attendre parce que ça devrait être one way. Je vais la laisser parler.

Marie-Pierre Arthur : J’hésite entre ma sœur et mes parents. Il y a mes frères aussi, mais ce sera en deuxième [rires]. Ils m’ont envoyé un million de textos gentils, plein d’amour, ça fait que je vais juste leur dire que je les aime.
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Ariane Moffatt : Ah lala! Euh… Jean-Phi Gonvalves, le réalisateur avec qui j’ai travaillé, mon meilleur ami qui est dans la salle ce soir. Je vais assurément le serrer très fort dans mes bras parce que c’est quelqu’un qui avait à cœur de faire sortir ce que moi j’avais envie d’exprimer. Je joue beaucoup, je m’implique beaucoup dans mes albums, mais toute seule, je n’y arriverais pas quand même. Ça me prend des gens pour mettre en forme mes idées avec moi et Jean-Phi a fait ce travail là avec brio. Je pense qu’il doit être très content en ce moment.

Philippe Brach : Je n’ai pas de cellulaire, ça fait que ça va se faire demain matin. Je vais appeler ma mère parce qu’elle m’a laissé un message à matin, pis je l’ai pas rappelé. J’avais pas l’goût de dealer avec ça, ça fait que… [rires]. Je vais lui dire :  « Maman, je t’aime. J’espère que je ne t’ai pas trop fait honte. Je vais te shipper ça par la poste, tu  mettras ça où ce que tu veux.»
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Galaxie (Olivier Langevin) : Mes parents sont chez nous ce soir. C’est sûr que ma mère, même si j’arrive à 4 ou 5 heures, pété, fini, elle va se lever [rires].
Galaxie (Pierre Fortin) : Les premières personnes qui vont m’appeler, c’est mes parents, c’est sûr. Ils m’ont déjà laissé un message.
Galaxie (Karine Pion) : Je pense que mon téléphone n’a plus de charge [rires].

Jean Leloup : Je vais appeler mon père, je vais appeler ma mère, je vais appeler mon ami Stéphane, je vais appeler… Nick… je vais appeler plein de monde. Je vais leur dire :  « Salut, ça va? [rires] »
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Louis-José Houde : La dernière avant le début du gala, c’est ma mère, tout le temps. Mais ceux que je téléphone après sont tous ici. Mais il y a ma mère, juste avant le show, comme à 19h55.
Après une soirée effervescente au cours de laquelle joie, fébrilité et excitation étaient au menu, gardons en tête toute la richesse de la musique de chez nous et continuons de l’écouter, de la savourer et surtout, de se la procurer au prix mérité.