La chanteuse Ariane Moffatt a montré encore une fois qu’elle est une artiste d’exception et qu’elle a de quoi à apporter. C’est à la salle André-Mathieu qu’on a pu redécouvrir son talent et son dernier disque 22 h 22.

Même si j’avais déjà vu son spectacle, j’ai pu constater que l’auteure-compositrice-interprète avait pris de l’expérience depuis et qu’elle était en pleine forme. Elle a d’ailleurs lancé un phrase assez rigolote : “Dire que je suis en compétition avec moi-même. Merci d’être venu“, faisant référence à La Voix qui jouait au même moment, émission où elle est coach.

Encore une fois, on reste stupéfait des transformations qu’elle fait subir à ses compositions; certaines étant plutôt difficiles à reconnaître. C’est dans ces moments-là qu’on constate le talent d’une artiste. J’ai vraiment craqué sur sa version de Montréal, à des années-lumière de l’originale. Je veux tout n’est pas piqué des vers non plus.

Même si Ariane Moffatt est la “tête forte” parmi ses musiciens, la chanteuse leur laisse toute la place et ne met pas l’accent seulement sur elle. Chaque membre a son importance et il apporte une force aux compositions. Cette symbiose est vraiment perceptible entre eux et elle se répercute dans la salle.

En contrôle d’elle-même

L’auteure-compositrice-interprète est en total contrôle tout au long de son spectacle. La chanteuse sait où elle va, la direction qu’elle doit prendre, ce qui amène une cohésion entre les morceaux. Friande des années 80, l’artiste propose une version déconstruite, mais vachement plus intéressante que l’originale, d’In The Air Tonight de Phil Collins, ancien membre de Genesis.

En guise de rappel, elle a décidé de nous faire voyager à Miami. Avec ce tube hyper dansant, le public n’a pas eu le choix que de taper dans ses mains et de se déhancher.

La première partie était assurée par la chanteuse Rosie Valland. Ses compositions étaient toute en douceur et sa voix était agréable à entendre. L’éclairage, peu présent, apportait une couleur aux propos de l’artiste. Cette dernière a offert son premier extrait Olympe en référence à Olympe de Gouges, une des pionnières du féminisme lors de la Révolution française.