Après le succès international de Smash, présenté en 2013, Gandini Juggling est de retour à Montréal Complètement Cirque pour y présenter 4 x 4 Ephemeral Architectures. Dans cette nouvelle production, 4 jongleurs et 4 danseurs de ballets se partagent la scène.

La troupe britannique affectionne profondément les mathématiques et cela transparaît dans cette œuvre. On le note d’abord par la symétrie dans les disciplines qui sont toutes deux pratiquées par 4 personnes, deux hommes et deux femmes. À plusieurs reprises durant le spectacle ont fait aussi référence à un code qu’il faut déchiffrer. Les mouvements de danse sont aussi en synchronisation avec un rythme créée en nommant les couleurs des boules lancées : « vert, vert, jaune, blanc … ».

Cet opus a été mis en scène par le jongleur de renommée mondiale Sean Gandini et chorégraphié par Ludovic Ondiviela, danseur du Royal Ballet de Londres. Tous deux ont su démontrer que malgré le fait que  tout semble séparer la jonglerie et le ballet, ces deux  formes d’art ont des liens de parenté. Gandi croit d’ailleurs que la jonglerie est une forme de danse. Toute en douceur, la musique, une composition originale signée Nimrod Borenstein, ajoute à la grâce du spectacle.

Bien que la jonglerie nécessite énormément de concentration et que le ballet ait une image sérieuse, plusieurs touches d’humour viennent alléger l’atmosphère. Par exemple, ces deux ballerines qui, tout en faisant des pointes, essaient de déconcentrer le jongleur. Puis, plus tard, c’est au tour des jongleurs de se mettre à danser de façon comique tout en lançant leurs balles dans les airs.

Ce soixante minutes se termine de façon originale : l’un des artistes se tient seul sur scène parmi les balles, alignées selon un patron précis, et suggère 4 fins possibles.

4 x 4 Ephemeral Architectures plaira autant au public du cirque qu’aux amateurs de ballet. À voir au du Théâtre Outremont  jusqu’au 17 juillet.