On peut mourir de rire, mourir d’envie, mais avec Corteo, si on pouvait mourir de vie, ça ressemblerait à ça !

Lors de la première médiatique du spectacle du Cirque du Soleil à Montréal, présenté cette fois en aréna au Centre Bell, les spectateurs ont pu assister aux funérailles du personnage, bien en vie, du clown Mauro.

Lors de cette grande procession funèbre, on a pu en voir de toutes les couleurs autant dans les airs que sur scène. D’ailleurs, à l’aide d’une mécanique bien rodée, plusieurs anges volaient littéralement au-dessus de toute la scène, sans compter la dame de petite taille qui nous fait rêver en volant avec ses ballons gonflés.

Qui a dit que la mort devait être un événement triste et malheureux ? Ici, on a plutôt l’impression d’assister à une grosse fête où tous les invités s’en donnent à cœur joie ! Des trampolines, aux jongleries, en passant par les numéros aériens, la mort du clown était maintenant un événement joyeux.

J’ai bien aimé aussi cette omniprésence des cercles : cerceaux, scène circulaire qui tourne, disques de jonglerie, un vélo et même une balle de golf ! C’était tout à fait approprié puisque j’y ai vu cette symbolique que la vie est une roue qui tourne. C’est « le cercle de la vie » comme dirait une certaine chanson.

Enfin, certains numéros étaient peut-être moins appropriés pour être dans un aréna. Je pense notamment à ce numéro de musique sur verre où on ne comprenait pas trop si le clown faisait bel et bien de la musique avec les verres ou si c’était simplement pour rire. D’autre part, à un certain moment dans le spectacle, on voit deux personnages jouer les thuriféraires en transportant de l’encens.

J’aurais bien aimé voir le concept poussé plus loin avec des jongleurs qui font virevolter des récipients avec de la fumée d’encens ! Ça aurait été magnifique !

Corteo est présenté jusqu’au 30 décembre au Centre Bell.