Rendez-vous incontournable marquant le début de la période estivale, les finissants de l’École nationale de Cirque de Montréal présentent leur création Où vont les fleurs du 29 mai au 9 juin à la Tohu.

Malheureusement, cette année, le rendez-vous s’avère moins incontournable que les années précédentes et le show peine à faire briller les jeunes talents. La formule change : au lieu de deux spectacles dont la mise en scène met la lumière sur chacun des artistes à la façon d’un cabaret, tout en s’appuyant sur la force du nombre pour assurer les transitions, cette année, un seul spectacle a été créé pour nous présenter les 26 finissants.

Il y a donc moins de place pour exposer individuellement chacun des artistes. La scène parait parfois encombrée et les chorégraphies permettant de faire figurer certains artistes sur scène peu pertinentes. Le show est découpé en plusieurs épisodes qui ne semblent pas reliés les uns avec les autres et dont l’esthétisme n’est pas sans rappeler Tarantino.

Les costumes sont hauts en couleur et la musique acidulée très bien choisie. Dignes des séries télévisées, certains personnages font sourire. Du Shérif en monocycle au savant fou accompagné d’une beauté fatale (au sens propre et au figuré), on prend plaisir à voir l’interprétation de cette relève circassienne. Les numéros sont inégaux, mais de très beaux ensembles sont néanmoins impressionnants.

Les jongleurs démontrent leur habileté et les numéros de trapèze ballant, corde lisse et équilibre remontent le niveau. Dommage que le format du spectacle ne permette pas aux artistes de nous épater autant que leur potentiel le permettrait.

La bonne nouvelle c’est qu’on peut d’ores et déjà voir ce que nous réserve la cohorte suivante dans le spectacle des deuxièmes années Tryptique, du 3 au 8 juin 2019 au studio Chapiteau de l’École.