Le Théâtre Rouge, du Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec, accueillait dans son enceinte Cru d’automne, un spectacle des étudiants de 3e année. Cette production de l’École de danse contemporaine de Montréal a montré que ces futurs danseurs sont promus à un bel avenir.

Signée par Frédéric Gravel, Trois essais sur la musique, dont deux réussis nous entraîne dans un monde bercé par les airs de Jean-Sébastien Bach. Même si les mouvements sont simples, ils sont bien exécutés et ils sont en symbiose avec la musique! Les costumes ne sont pas extravagants mais identiques pour tous les danseurs. En fait, tout reste dans le simplicité et c’est ce que nous aimons de ce numéro. Aucun fla fla, notre attention est uniquement sur les interprètes!

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Le second numéro La meute, réalisé par la chorégraphe Mélanie Demers, était fort intéressant surtout pour les mouvements techniques des danseurs et le fait qu’ils étaient en pleine possession de leur moyen. En les voyant, on croyait vraiment faire partie d’une meute, le maquillage aidant bien sûr! J’ai été également surpris de voir deux jeunes hommes qui portaient des souliers à talon haut, et de bouger avec tant d’aisance !

_UC26353Avant les gens mouraient, une oeuvre qui imite la gestuelle du jump style, du hard jump et du gabber, était extrêmement réussie et reste une de mes préférées. Le numéro était vraiment tourné vers la modernité, autant pour la musique, les gestes que pour les vêtements portés par les danseurs! La pièce de Guillaume Rémus Hardcore to da bone, qui soutenait la chorégraphie, était très énergique, très chargée; elle accompagnait bien les mouvements et étaient très hot en intensité!

Finalement, cette soirée a été fort révélatrice du talent qui émerge du Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec; je n’ai pas été déçu pour un spectacle de danse! C’est un monde qui mérite d’être découvert et que je vous recommande chaudement! Nul besoin de connaître la danse, seulement d’apprécier le spectacle.


Cru d’automne se poursuit jusqu’au 20 décembre, au Théâtre Rouge