Hier soir au Club Soda avait lieu L’ostérité d’show où quelques humoristes et économistes s’était rejoints pour parler et rire (un peu) de l’austérité, événement organisé par le Front Commun Comique. C’est de façon bénévole que ces derniers se sont produits afin de ramasser des dons pour l’organisme Touche pas à mes régions, un regroupement de mobilisation, d’information et de concertation.

© Gabriel Talbot_Show austerite_ Emmanuel Bilodeau-03

C’est le sujet de l’heure, la raison des manifestations de ce printemps, les grèves des CPE, et j’en passe. L’austérité touche à la classe moyenne, elle s’attaque à la population et lui nuit autant sur le plan scolaire que médical. Ce sont des coupes dans les hôpitaux, des autobus scolaires de moins, des déjeuners qui ne sont plus fournis aux enfants démunis…

Et c’est dans cette rage d’impuissance devant l’austérité que les artistes et économistes ont fait leur discours et sketchs, hier soir, devant un public conscientisé par ce problème de société. Sauf Mike Ward. Car Mike Ward  n’avait pas préparé de sketch là-dessus! Mais on lui pardonne parce que c’est Mike Ward et il était là pour clôturer la soirée sur une bonne note!

© Gabriel Talbot_Show austerite_ Mike Ward-01

Fred Dubé s’occupait de l’animation de façon allumée et s’en est tiré parfaitement avec des blagues parfois crues et d’autres délectables.  Mélanie Couture, Christian Vanasse des Zapartistes — déguisé en Michel Chartrand —, Guillaume Wagner, Emmanuel Bilodeau et Ianick Marcil, un économiste, se sont chargés de la première partie. Gros pouce en l’air à Emmanuel Bilodeau qui, comme à son habitude, a fait un numéro politique incrusté de jeux de mots recherchés, mais surtout props à son audace de faire son numéro en anglais, si on peut appeler cela de l’anglais…

En deuxième partie, nous avons eu droit a un discours très réfléchi sur le sujet de la part de la chercheuse à l’IRIS, Eve-Lyne Couturier, et des hilarants Sèxe Illégal fidèles à eux-mêmes. Maude Landry — que j’ai découvert à mon grand plaisir —, Olivier Martineau parfaitement dans le ton et finalement Mike Ward. Bref, une belle soirée réussie.