La formation américaine Dream Theater a prouvé encore une fois qu’elle est maître incontesté du progressif lors de sa visite au Centre Bell. Elle y venait pour faire la promotion de son album-concept The Astonishing.

La venue de John Petrucci et sa bande a toujours été phénomène à ne pas manquer à Montréal. Cette fois-ci, plutôt que de piger dans ses classiques, la formation de Boston s’est contentée de nous jouer l’intégral de son dernier opus. Et ce n’était pas du tout une mauvaise idée!

Il faut savoir que The Astonishing est un opéra-rock en deux actes d’une durée de plus de 2 heures comprenant 34 chaanson. Il s’inspire de comédies musicales comme Les Misérables, Jesus Christ Superstar, ou des sagas comme Le Seigneur des anneaux ou Games of Thrones.

On raconte que l’histoire se déroule il y a 300 ans dans une société dominée par les tyrans où la musique est conçue par des drones de manière électronique. Ce monde sera changé à cause d’un jeune homme qui possède un don musical dès sa naissance.

Pour s’assurer de la compréhension du monde imaginaire dans lequel le spectateur est plongé, Dream Theater a présenté certains personnages sur six écrans installés derrière eux. On pouvait mieux comprendre l’histoire et suivre les péripéties de l’empereur, de la princesse et des autres.

Et c’est ce qui était fascinant. La musique — parfois rapide, parfois calme — s’imbriquait facile dans cet univers futuriste. Comme il y a souvent dans la musique métal, les mélodies sont complexes, d’une grande finesse, mûrement travaillées toute en étant, jusqu’à un certain point, simples.

Les musiciens étaient en pleine forme pour offrir une oeuvre magistrale. Puisque l’accent était mis sur le concept, les membres de Dream Theater n’ont pas eu beaucoup de jassette, sinon des “Come one Montreal” à l’occasion. Mais ils avaient une excellente raison!

Même si je ne suis pas le plus grand fan, j’ai apprécié tenter de comprendre la signification derrière The Astonishing pendant que les musiciens la jouaient et de voir toutes les subtilités qui se dégageaient de la performance live.