Le 11 avril, la formation anglaise Duran Duran a rendu visite aux Montréalais pour promouvoir son dernier album Paper Gods ainsi que pour interpréter ses succès des années 80. L’atmosphère au Centre Bell était à la fête et à la nostalgie.

C’est avec Paper Gods que Simon Le Bon et ses acolytes ont apparu sur la scène. Dès ce moment, le public leur a montré bruyamment tout son amour. Si on a pensé deux secondes que le Fab Five jouerait la majorité des morceaux de son 14e album, c’était mal le connaître, car il a balancé de vieux hits comme Hungry Like The Wolf, Wild Boys, Come Undone et Ordinary Love.

Puisque les Anglais étaient en tournée avec Nile Rodgers, ils lui ont demandé de se joindre à eux sur Notorious et Pressure Off, deux titres sur lesquels le célèbre guitariste a collaboré à l’époque. Encore une fois, la foule s’est extasiée et s’est mise à danser.

L’apogée a été atteint lors de la reprise de Space Oddity de David Bowie. C’était une très bonne réinterprétation dont Bowie aurait été fier. C’était dans le ton.

On aurait pu imaginer que les gars de Duran Duran restent accrochés à une mise en scène vieillotte ou dépassée. Mais non, ils ont plutôt privilégié une approche moderne, très imagée et très animée. Les jeux de lumière, les projections vidéo et les décors contrastaient avec le côté nostalgique qui y régnait.

Nile Rodgers a ramené le disco

La deuxième partie a été assurée par Nile Rodgers, guitariste au sein du groupe Chic. Ce dernier a présenté un éventail des collaborations qu’il a effectuées au cours des années dont celles avec David Bowie (Let’s Dance), Diana Ross (Upside Down et I’m Coming Out) et Daft Punk (Get Lucky). Le musicien n’a pas oublié son succès Freak Out.

Ces chansons ont amené les gens à se lever, à danser et à frapper des mains aux sons des rythmes. Il y avait une grande fébrilité dans l’air. Disons que plusieurs ont apprécié revenir aux belles années du disco. Ça avait des allures de Peace and Love!

C’est une soirée “retour aux sources” à laquelle nous a conviés Duran Duran et Nile Rodgers. On a vécu à nouveau nos trips de jeunesse et c’est l’essentiel qu’il faut retenir.