Le Mois de la Poésie de Québec bat son plein depuis le 3 mars jusqu’au 31 mars dans divers lieux de la Vieille Capitale. Présenté par le Bureau des affaires poétiques, l’événement offre plusieurs spectacles offrent une vitrine exceptionnelle à la poésie et l’amalgame des arts avec elle.

Pour la première semaine, j’ai assisté à trois spectacles prodigieux, du grand art. Retour sur le Bal masqué érotico-littéraire, sur La gueule à la beauté et sur Grand jeté d’encre.

Le spectacle d’ouverture des festivités du Mois de la Poésie était un bal masqué érotico-littéraire le 3 mars. Présenté à la chapelle du Musée de l’Amérique francophone — un endroit particulier pour un spectacle à connotation érotique, mais qui ajoutait un caractère particulier aux lectures —, le bal masqué était en fait une succession de lectures poétiques tirées des œuvres littéraires de divers auteurs du Moyen-Âge à nos jours.

Divisé en quatre tableaux selon les époques, les lectures étaient entrecoupées de moments de danse sur des musiques diverses accompagnées de projections vidéos d’extraits érotiques de films de diverses époques.

Les lectures étaient magnifiquement livrées par les auteurs Émilie Turmel de Québec et Gabriel Robichaud de Moncton. Ces lectures livrées avec sensualité, passion et magnétisme, nous donnait le goût de découvrir plus en profondeur les textes lus. J’ai particulièrement aimé notamment ceux de Verlaine, d’Anaïs Nin et de Sarah-Maude Beauchesne. La musique du piano de Vincent Gagnon ajoutait à l’ambiance parfaite du spectacle. Un moment exceptionnel conçu et dirigé par Isabelle Forest. Un grand moment de poésie.

Le 4 mars, j’ai assisté à un programme double à la Maison de la littérature. La soirée a commencé par La gueule à la beauté, un monologue poétique de Sophie Jeukens de Sherbrooke rejoignant le slam accompagné de musique, de voix, de performances sur la beauté et les relations. Sophie Jeukens s’accompagne d’un enregistreur de voix qui deviennent trame de fond de ses textes intimes et touchants. On rentre dans son monde, dans sa vision sur la beauté et le regard des autres. Et elle fait réfléchir, du début à la fin. Un très beau spectacle.

La deuxième partie de la soirée était la présentation de Grand jeté d’encre. Une performance alliant danse et poésie en quatre tableaux que l’on découvrait en découvrant les diverses étages de la bibliothèque de La Maison de la littérature.

Produit par Code Universel sur les chorégraphies de Daniel Bélanger, les danseurs de grands talents Maryse Damecour et Fabien Piché occupaient l’espace avec grâce et force à la fois sur les textes d’Anne Peyrouse livrés avec beaucoup d’émotions par Marjorie Audet. Des textes sur la danse, le corps et le désir et les corps des danseurs qui vivaient les textes, c’était touchant et de toute beauté. Les performances des danseurs et de la lectrice étaient sans faille, nous touchait au plus profond de notre cœur rendant la poésie dans toute sa splendeur.

Cette semaine, plusieurs beaux événements à ne pas manquer. Mardi le 8 mars, lancement du recueil de nouvelles Clair-Obscur des Éditions L’Hybride (j’aurai d’ailleurs deux nouvelles de publiées dans ce recueil), le mercredi 9 mars, La poésie sur un fil du Collectif Ramen, le vendredi 9 mars, le traditionnel Vendredi de Poésie au Tam Tam café et le 12 mars Le bestove avec Thomas Langlois et Catherine Dorion et La faute au silence avec David Gaudreault. Ce sont les événements que je vais assister, par contre, il y en a plusieurs autres que vous pouvez découvrir sur leur site Internet.

http://www.moisdelapoesie.ca/