Oui, oui, cette pièce aurait très bien pu s’intituler « The Game of Thrones », série-culte américaine dont tout le monde parle.  Five Kings s’inspire plutôt du cycle des rois de Shakespeare, « sans être une traduction, ni une adaptation », précise l’auteur Olivier Kemeid.

Pendant cinq heures, le spectateur est plongé dans une atmosphère de pouvoir, de trahison et de déchéances familiales et royales qui s’échelonnent sur une cinquantaine d’années.  Les 5 actes sont construits autour de l’arbre généalogique des Plantagenêt et interprétés par 13 artistes incarnant 34 personnages.  Ceux-ci jouent dans un décor minimaliste sur une scène très proche du public, rendant ainsi les personnages et dialogues encore plus puissants. Chaque chapitre représente environ une décennie qui est définissable par le style des vêtements portés, le vocabulaire utilisé et la manière de jouer.
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La pièce Five Kings nous dépeint les cinquante dernières années de politique européenne ou d’Amérique du Nord ou encore d’Afrique avec leurs enjeux les plus percutants qui restent, en fait, toujours liés à l’argent, au pouvoir ou à la religion, sous trame de manipulation. C’est ce que nous raconte l’auteur.  C’est un constat de tous les temps et c’est mondial!

Il aura fallu 5 ans pour monter cette pièce d’envergure.  Un blogue a été mis en ligne pour nous faire revivre ces moments ambitieux http://fivekings.ca.
Mais j’y pense, le chiffre 5 est à l’honneur dans cette épopée: Five Kings, 5 actes, 5 décennies, 5 heures de spectacles et enfin 5 ans pour réaliser un tel projet…
La pièce Five Kings – L’histoire de notre chute est à l’affiche de l’Espace Go jusqu’au 8 novembre prochain.  Elle sera ensuite présentée au Centre National des arts à Ottawa.