À l’occasion du Heavy Montréal 2015, nous avions droit à une prestation de Slipknot —  la formation originaire de l’Iowa — qui clôturait l’événement en beauté. Les membres n’étaient pas venus à Montréal depuis 2012. Le 17 octobre, ils ont lancé le très attendu .5 The Gray Chapter, en hommage au décès du bassiste fondateur Paul Gray en 2010 et au départ du bassiste Joey Jordison.

Pour sa tournée, qui s’est arrêtée à Montréal dimanche soir, le groupe a apporté avec lui son impressionnante scène que vous pouvez voir sur les photos. Avant l’ouverture du rideau, on entendait la pièce Runnin’ With The Devil de Van Halen. Ensuite, le rideau s’est levé et le groupe s’est installé sur scène au son de la pièce XIX. Dès les premiers riffs de guitare et de batterie sur Sarcastrophe, l’ambiance était littéralement au party dans la foule, qui était complètement déchaînée.

Corey Taylor imposait déjà sa profonde voix au chant et tout se dirigeait vers une merveilleuse soirée en bonne compagnie avec toute la famille du heavy métal réunie, comme le disait si bien le chanteur.  Ensuite, le band a interprété une multitude de succès Psychosocial, Before I Forget, Duality, Wait and Bleed et Spit It Out qui figurent sur sa longue discographie.

Évidemment, il a joué des chansons de Gray Chapter comme l’énergique The Devil In I, la mélodique Killpop et la puissante Custer. Jamais la foule n’a perdu de son intensité tout au long du concert, autant sur les classiques que sur les nouveautés du groupe.

Les spectateurs présents connaissaient très bien les chansons interprétées et on pouvait voir que plusieurs fans s’étaient déplacés pour l’occasion. En rappel, le groupe a interprété les pièces People = Shit et Surfacing, qui sont deux classiques de tournée. Ces deux chansons ont chacune été jouées plus de 600 fois en concert et sont habituellement interprétées dans les dernières pièces de leur prestation.

En conclusion, c’était une expérience vraiment merveilleuse que de vivre cette prestation musicale endiablée. Que ce soit les nombreuses interactions de Corey Taylor (derrière son masque) avec la foule au fil de la soirée, l’énergie de la foule — qui a cassé la baraque en chantant à tue-tête, en sautant sur les rythmes de la musique, en formant des mosh pits hallucinants et en montrant chaque fois sa satisfaction des chansons interprétées et de la qualité du spectacle —, tout y était pour offrir un spectacle de l’enfer. Cela a été vraiment une occasion unique d’assister à un concert avec beaucoup d’énergie, autant sur la scène que dans la foule, et je peux affirmer que c’est mon concert favori auquel j’ai assisté.