Les Cartes blanches se poursuivaient vendredi avec les humoristes Adib Alkhalidey et Julien Lacroix pour une soirée complètement weird et disjonctée. Le duo a invité Jason Brokerss, Yannick De Martino, Martin Perizzolo, Louis-José Houde, Maude Landry, Louis Morissette, Didier Lambert et Mehdi Bousaidan.

Les deux amis ont mis la table à la soirée dès les premières minutes du numéro d’ouverture qui a fait plaisir au public. La discussion entre Alkhalidey et Lacroix était partie dans toutes les directions ; Abdil parlait et Lacroix lui répondait toujours des trucs insensés et absurdes.

Jason Brokerss

C’est le Français Jason Brokerss qui s’est pointé sur la scène en premier. Il a raconté son arrivée dans la ville de Montréal. Il a tout de suite bifurqué sur le cannabis, disant qu’il était obligé d’en consommer parce que c’était légal. Son expérience avec son rapport relativement à la drogue aura bien fait rire les spectateurs.

Yannick De Martino est arrivé sur scène et a répété mot pour mot ce que Brokerss avait dit. Alkhalidey et Lacroix n’ont pas eu le choix de venir interrompre le numéro De Martino, ce dernier ne comprenant pas trop la situation.

CRÉDIT PHOTO : STÉPHANE C. FORTIN / ARP.MÉDIA

L’humoriste Martin Perizzolo est venu nous dire qu’il était complexé par son corps. Il a rappelé au public qu’il n’avait pas un gros pénis, mais pas un petit non plus. Il a également parlé de racisme et d’herpès. Sans dire que son numéro était mauvais, Perizzolo ne m’a jamais fait vraiment rire. Pour moi, sa performance m’a laissé un peu indifférent.

Ceux et celles qui l’avaient manqué à la Carte blanche d’Anne-Élisabeth Bossé ont pu se reprendre, car Houde a fait un autre numéro. Comme d’habitude, l’humoriste nous a amenés dans sa folie. Louis-José a abordé plusieurs sujets dont la mort, ses beaux-frères, les rides, les éternuements sous l’eau et bien d’autres. Son expérience en snowboard était savoureuse. On a ri quand il a expliqué que des filles dans le remonte-pente reprenaient des lignes de ses spectacles, mais sans en avoir le talent.

CRÉDIT PHOTO : STÉPHANE C. FORTIN / ARP.MÉDIA

Seule fille de la soirée, Maude Landry a bien assuré. Elle nous a dit qu’elle avait essayé de faire du sport, que l’hiver « amenait » la dépression et que la Saint-Valentin était l’Halloween des pauvres. Son humour était mordant et elle a une façon très personnelle de livre ses blagues.

CRÉDIT PHOTO : STÉPHANE C. FORTIN / ARP.MÉDIA

Louis Morissette, qu’on n’avait pas vu depuis une éternité à Juste pour rire, a offert un numéro désopilant avec Yannick De Martino. Ce dernier voulait refaire le concept Les Morissette pour son futur spectacle. Le flash était bon.

CRÉDIT PHOTO : STÉPHANE C. FORTIN / ARP.MÉDIA

Didier Lambert nous a ensuite parlé du mouvement MeToo, de son garçon et de la culture du viol. Il a abordé ses sujets délicats d’une bonne façon.

Mehdi Boussaidan a terminé la soirée en parlant des professeurs qui portent des armes aux États-Unis, des fenêtres d’école qu’on fermait avec un bâton et en faisant une imitation de la musique rap qui a toujours besoin de 7 rappeurs.

CRÉDIT PHOTO : ERIC MYRE / JUSTE POUR RIRE