À la suite de l’annonce d’un nouveau film qui sortira prochainement, Patrick Huard mentionne aux médias qu’il retourne à la scène. Pour la première fois, il pilotera le gala d’un des six galas ComediHa ! Après avoir gagné les faveurs du public avec ses films Bon cop, bad cop, il remonte sur les planches.

Pour le gala, il revient plus « punché » comme à l’image de ses débuts. Il nous explique de ne pas malmener gentiment, Pierre, un bègue de son entourage, le fait se sentir exclus de la gang. Il faut rire de soi pour se sentir inclus, donc on peut se moquer de tous pour les amener dans l’inclusion. Voici le thème de la soirée mis en place.

Après que Patrick eut mentionné quelques-uns de ses « flops », Jean-François Mercier s’est généreusement approprié le sens de l’inclusion avec celui-ci. Je peux vous assurer qu’il ne se sentait pas exclu du tout. Parmi les invités, on retrouve Phil Roy, qui nous explique que le pot est la drogue la moins dangereuse un peu comme Robin dans les superhéros.

Mathieu Cyr nous confirme qu’il ne connaît rien à la finance, mais nous démontre que la richesse ne rend pas heureux. La pauvreté aussi. Alexandre Barrette se sent frustré de ne pas se faire reconnaître dans la rue ou ailleurs, mais de s’entendre dire qu’il ressemble à Alexandre Barrette même dans sa propre ville de Charlesbourg.

Boucar Diouf aborde scientifiquement le sujet des spermatozoïdes sans oublier de parler de la fameuse « palourde royale » et du rire de Francis Reddy. Il est vraiment rafraîchissant à entendre.

 Mehdi Bousaidan ne comprend pas pourquoi les gens qui font de la course à pied le font souvent pour perdre du poids, mais se rajoutent du poids à leurs chevilles. Paradoxe ! Didier Lambert se rappelle les bons moments de sa jeunesse.

Les Grandes Crues (Marie-Lyne Joncas et Ève Côté) nous prouvent qu’elles peuvent être crues en abordant le thème de l’adolescence et des poils du pubis. Trop cru pour être rapporté. Simon Gouache n’est pas un voyageur, ce n’est pas pour lui le Sud et les tout inclus. Mike Ward entame le sujet de # me top, nous disant qu’il se sent exclu, car Éric Salvail ne lui avait fait aucune avance. « Peut-être que je suis trop gros », a-t-il rétorqué.

Une découverte bien appréciée : le numéro de Jarry (France). Il est drôle dans son rôle d’homosexuel. Son numéro sur les majorettes lui a d’ailleurs valu une ovation debout. Un gala sans Rogatien, chauffeur de taxi et ti-joe connaissant qui n’a pas peur d’exprimer ses idées, c’est impossible !

D’ailleurs, il nous en fait la démonstration à la fin du spectacle. Bien ciblée, l’inclusion du maire de Québec, Régis Labaume. Rogatien bougonne bien entendu sur plusieurs sujets, même Donald Trump y goûte avec son toupet et sa couleur de peau qui n’existe pas sur terre.

Tous les artistes invités sont venus le rejoindre habillés en Rogatien et ont pu chialer sur des sujets d’actualité. Bon spectacle, qui a valu des ovations pour tous. On peut dire bravo, M. Huard. Bon retour sur scène.