Le premier Grand Montréal comédie Fest la nuit animé par Julien Lacroix a vraiment donné un grand coup ! Honnêtement, c’est le meilleur gala de tous ceux qu’on a vus !

Julien Lacroix était visiblement en feu pour ce gala. Même s’il est passé du coq à l’âne, tout ce qu’il disait était cohérent et la foule qui s’était déplacée riait à gorge déployée. Il a un humour bon enfant et sur scène, on le sent près du public. Il n’a pas l’air blasé et on le trouvait rafraichissant.

Mehdi Bousaidan nous a fait bien rire avec toutes les mimiques qu’il fait et toutes les anecdotes qu’il raconte. On le sent comme un poisson dans l’eau lorsqu’il est sur scène.

Yannick De Martino a lancé une bonne blague qu’il refera le lendemain : « si on adaptait en français le nom d’Anne-France Goldwater, ce serait “urine” ». Il était beaucoup plus en forme cette fois-ci qu’au gala où il animait. Probablement, car il n’avait pas la tâche d’animer.

Eddy King a parlé des inconduites sexuelles relativement à Éric Salvail et Gilbert Rozon. Il faut dire que durant le festival la plupart des humoristes ont fait des blagues sur l’ancien patron de Juste pour rire.

King a expliqué qu’il ne comprenait pas pourquoi Salvail désirait se montrer le pénis. Car si Salvail lui avait montré le sien, il n’aurait pas fait le poids, laissant plein de sous-entendus. Il a confié qu’il trouvait chanceux Joël Legendre, car il s’en est sorti seulement avec une contravention.

L’humoriste a raconté que si c’était lui qui s’était fait prendre, il n’aurait pas eu seulement une contravention. Il a mentionné que le cas le plus triste était Gilbert Rozon qu’il avait croisé à l’aéroport, mais il n’avait pas été capable de dire les quatre vérités à l’ex-boss de Juste pour rire.

Le public était vraiment venu pour Mike Ward. Dès son entrée sur scène, la foule s’est mise à crier ! Ward était en feu et son numéro était à la hauteur.

Il a parlé bien sûr des inconduites sexuelles en y allant d’un : « Je dis aux gens : “Qui aurait cru, il y a un an, que c’était moi la meilleure personne du show-business québécois ?” »

Avec un sujet aussi tabou comme les transgenres, mais d’une façon très intelligente. Céline Dion et René Angélil, faisant allusion au fait qu’ils formaient un couple avant qu’elle aille 18 ans. « Je n’ai plus rien à perdre », a-t-il lancé au public surpris de ce qu’il venait de dire.

Rosalie Vaillancourt était également de la partie. L’humoriste a offert un numéro fort divertissant qui a bien fait rigoler la foule. On a remarqué qu’elle possède un je-ne-sais-quoi que les autres humoristes n’ont pas toujours. Avouons qu’elle est rafraîchissante et on lui souhaite de rester dans le domaine de l’humour le plus longtemps posssible.

Ce premier Grand Montréal comédie Fest la nuit a bien commencé le festival et reste le meilleur de ce que j’ai vu.