Mike Ward était de retour avec sa première médiatique de Noir qu’il a livré avec beaucoup d’aplomb. Le Club Soda faisait salle comble pour entendre son nouveau matériel.

Dès les quinze premières minutes, l’humoriste abonné aux controverses a dévoilé un numéro fort percutant dont nous n’avons pas le droit de révéler la teneur, mais qui s’avère le meilleur de tout le show. Pour ce nouveau spectacle solo, Ward est légèrement moins bitch dans ses propos, mais ces derniers sont toujours aussi pertinents et percutants.

Il a abordé la fameuse question du mouvement #MeToo avec beaucoup de fraicheur et d’originalité. En effet, il a dit : « Qui aurait cru il y a un an que j’étais la meilleure personne du show-business? », faisant référence à Éric Salvail et à Gilbert Rozon, deux personnes pour qui il a déjà travaillé ! Il a également plaisanté sur le fait que l’ancien animateur ne lui ait jamais fait d’avance, car il était probablement trop chubby pour les partys de saucisse d’Éric Salvail.

Plus tard, il a parlé de la trisomie, du fait qu’il a perdu sa virginité à 11 ans, des transgenres et d’une chronique de Sophie Durocher dans laquelle elle juge que l’humoriste a manqué de courage pour dénoncer les extrémistes islamistes. En fait, Mike Ward nous a offert un « melting pot » de blagues qu’il maîtrise de mains de maître et dont il est le seul à connaître la recette.

Le point fort de l’humoriste, c’est qu’il ne se gêne pas pour aborder ces sujets tabous. Il a même confié au public qu’il a été diagnostiqué avec un trouble du spectre de l’autisme après avoir lu une lettre publiée dans La Presse. C’est après une thérapie qu’il a reçu son diagnostic. Il a également révélé qu’il a vécu de l’intimidation durant son adolescence.

Tous ces sujets étaient bien présentés, drôles et portaient parfois à la réflexion.

Mike Ward présente Noir au Club Soda jusqu’au 4 avril.