La belle Jessie Ware était de passage au Théâtre Corona Virgin Mobile vendredi où elle a interprété plusieurs morceaux pop avec fougue et dynamisme. Elle était visiblement heureuse de se présenter devant ses fans montréalais, qui était là en grand nombre et qu’elle n’avait pas vu depuis Osheaga en 2013.

C’est avec la chanson Running, de son album Devotion, qu’elle a ouvert le spectacle. Le table était mise pour une bonne heure de pop bien ficelée et entraînante. Elle était charmante et jolie dans son complet, cela lui donnait un petit air décontracté et cool.

Jessie Ware

C’est d’ailleurs ce côté très simple, très sobre, très convivial qui donne à la prestation un petit je-ne-sais-quoi de particulier, d’agréable. Car, sur scène, il n’y avait aucun artifice, aucun jet de boucane ou autre truc pyrotechnique. Seulement des guitares et une batterie. En fait, la jeune femme mise ici sur sa performance vocale, fort appréciée, que sur un artifice de scène.

Elle s’est adressée à la foule comme si elle connaissait ses admirateurs depuis toujours, comme s’ils étaient dans sa vie depuis des lunes. Et le pire, c’est qu’on l’écoutait comme on écoute une vieille amie qui nous raconte ses péripéties. Pour une raison que j’ignore, mais ce n’est pas très grave, Jessie Ware n’a pas fait de rappel. Ce n’est que partie remise je présume.

JessieWarespectacle

Avec son allure et ses vêtement cools, le chanteur de Chicago Jesse Boykins III a présenté ses compositions R &B, soul et reggae, qui étaient très bien exécutées en première partie. J’ai été étonné d’aimer ses chansons qui donnaient le goût de se déhancher un peu, de bouger notre bassin. Je baladais ma tête d’un coté et ensuite de l’autre. Il était bien vivant sur scène et demandait à la foule d’embarquer dans son monde, ce qu’elle a fait rapidement. Le public chantait et dansait. C’était sympa comme ambiance et Jesse Boykins III avait sur scène une certaine drive, un certain aplomb que j’aime chez les chanteurs.