Tout comme Shirley Temple et autres, Judy Garland rejoint le clan des enfants stars. Certains d’entre eux deviennent tellement obnubilés et déstabilisés par le succès ou par la perte de celui-ci, qu’ils connaissent de graves problèmes d’alcool et de drogues. Certains s’en sortent, d’autres non. Judy Garland a été l’une de ceux qui n’ont pas su résister à ces dépendances, même en y essayant désespérément. Nous la rejoignons à Londres en 1968.

Elle doit y donner une série de spectacles. On la retrouve à l’hôtel avec son fiancé et son pianiste. Elle est en sevrage mais le stress de remonter sur scène la rend vulnérable. Elle retombe dans le cauchemar de vaincre ses démons, mais elle n’y réussit pas. Tout au long de la pièce, on la voit s’enfoncer dans le piège de l’alcool et de la drogue.
On ne peut mettre en doute le talent de Linda Sorgini; elle fait très bien ressortir les différentes émotions vécues par cette star qu’est Judy Garland. De plus, elle a une voix magnifique, elle chante vraiment bien. Par contre, lorsqu’elle vit des moments d’excitation, elle parle tellement vite qu’on a de la difficulté à saisir une partie de son texte. Roger La Rue, qui joue son pianiste Anthony, nous démontre très bien l’admiration sans borne qu’il voue à cette chanteuse.
Fin-Etoile-0230-WEB

Courtoisie

Il est attendrissant de le voir lui proposer de vivre avec lui, tout en lui offrant une vie trop paisible et trop calme pour cette artiste névrosée et intense. Son fiancé, Mickey (Maxime de Cotret), malgré un effort soutenu pour aider cette femme fragile et instable à se sortir de cet enfer doit, en fin de compte, baisser les bras.
Cette pièce n’est pas une comédie musicale mais s’y rapproche beaucoup. Il y a plusieurs chansons (11 au total) dont beaucoup de ses grands succès, surtout la plus connue de toutes : Over The Rainbow. Si vous êtes un fan de Judy Garland, vous serez comblés de l’entendre chanter, sinon vous apprendrez à la connaître.