Comme il faisait bon de revoir Karim Ouellet. Cette fois-ci, le chanteur de Québec n’était pas tout seul sur la scène de la salle André-Mathieu, à Laval. Il avait invité l’Orchestre symphonique de Laval et même une chorale!

Dès le départ, l’artiste a sorti l’artillerie lourde et proposé au public Marie-Jo, la meilleure pièce de son répertoire. L’ajout d’un orchestre symphonique apportait une dimension plus épurée, plus recherchée et avait du tonus. Si on se fie aux applaudissements dans la salle, les spectateurs ont été satisfaits de ce qu’ils ont entendu.

Contrairement à d’autres qui ont tenté l’expérience symphonique et dont le résultat n’a pas toujours été à la hauteur, Karim Ouellet peut se dire mission accomplie sur ce plan. Il a ensuite enchaîné avec Fox qui a beaucoup joué à la radio

Puisque 30 sera lancé en mars, le musicien en a profité pour balancer de nouvelles compositions, comme La mer à boire, écrite lors de moments tristes, et la comptine Il était une fois. Son premier extrait Karim et le loup a été aussi interprété vers la fin de la soirée.

En écoutant attentivement, on remarquait un travail minutieux dans les arrangements, certaines chansons étant même meilleures que les versions originales, par exemple L’Amour avec ses trompettes. Les instruments n’ont pas dominé la voix de Karim; ils n’étaient là qu’en soutien!

Même si la soirée était symphonique, Karim Ouellet a joué quelques pièces en compagnie de ses deux acolytes, sans orchestre. À deux reprises, l’Orchestre symphonique de Laval a joué quelques pièces classiques dont Les noces de Figaro composée par Mozart.

Authentique Safia Nolin

La première partie a été confiée à Safia Nolin. Avec ses chansons très personnelles, elle a su insuffler au public une dose de fraîcheur. Accompagnée de son guitariste, la musicienne a agréablement surpris les gens présents.

Sans artifice et totalement dépouillée, la prestation qu’elle a offerte était vraiment réussie, sensible, surtout pour Igloo. Il y a quelque chose dans la voix de la chanteuse qui est complètement viscérale et qui apporte un peu de réconfort et de chaleur humaine.

Rappelons que Karim Ouellet transporte son spectacle symphonique au Grand Théâtre de Québec le 9 février.