Cette année, la troupe Les Éternels pigistes souffle ses vingt bougies. Ces deux décennies de création artistique amènent les membres de cette équipe tissée serrée à s’interroger sur leur avenir. C’est ce grand questionnement qui sert de trame de fond à la pièce La Mort des Éternels présentée au théâtre La Licorne, jusqu’au 7 mai.

Pendant une heure, les spectateurs sont invités à monter à bord d’un voilier afin d’accompagner les comédiens à leur spectacle ultime qu’ils ont concocté : leur suicide artistique. Hélas, ces quatre acteurs ne sont pas seuls sur le bateau. Surviennent alors les fantômes de leurs parents qui désirent s’immiscer dans la finalité. Arriveront-ils à changer le cours de l’histoire?

Cette aventure a été créée par Isabelle Vincent qui joue également dans la pièce. Il s’agit d’une première pour elle, à titre d’auteur solo.

Trois comédiens, soit Marie Charlebois, Christian Bégin et Pier Paquette, viennent compléter la distribution. Ce quatuor d’artistes d’expérience tiennent leur propre rôle en plus de se glisser dans la peau de leur parent de sexe opposé.

Faisant appel à l’humour et à la réflexion, La mort des Éternels constitue une quête identitaire en tant qu’artiste contemporain au Québec. Avec une mise en scène soignée, Claude Desrosiers a su diriger tous les créateurs réunis autour de cette production.

Bien que ce sujet soit amené par le biais de l’imaginaire théâtral, la réalité rattrape Les Éternels pigistes. En ce moment, la troupe se tourne vers le public pour assurer sa survie.

En échange d’un don, vous serez ravi et surpris des « contreparties », allant d’une heure de coaching avec Marie Charlebois à une randonnée en Vespa avec Christian Bégin. Intéressé? Vous n’avez qu’à cliquer sur http://haricot.ca