Le théâtre Beaumont St-Michel fête cette année ses quarante ans d’existence. C’est un des plus anciens théâtres d’été encore en opération. Tout au fil des ans, les différentes productions choisies lui ont permis de garder sa fidèle clientèle, d’ailleurs la salle était remplie à capacité. Cette saison, celui-ci nous présente La nuit sera chaude, une pièce écrite par la comédienne française Josiane Balasko, adaptée et mise en scène par Michel Poirier.

À quoi s’attendre avec un titre comme celui-ci, en voici un court résumé. Monique (Amélie Grenier) est une femme qui n’a pas grand-chose pour elle, un peu boulotte, mal attriquée, enfin pas si attrayante que ça. Mais elle a un pouvoir, celui de séduire tous les hommes qui lui plaisent, même Francis (Éric Cabana) l’amoureux de Dina (Nathalie Mallette), artiste-peintre qui voit les auras des humains. Monique arrive donc chez celle-ci et là… tout se détraque. Confusions, trahisons, chantage et plus s’enchevêtrent pour former un vaudeville des plus enlevants.

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Le décor très fonctionnel permet différents déplacements et un jeu décentralisé. Il faut applaudir la performance d’Amélie Grenier qui rend une Monique très crédible qui se dandine et fait de l’œil aux hommes qui l’attirent et l’excitent. On doit avouer qu’elle n’a pas peur du ridicule et que de fait, celui-ci ne tue pas. Avec Nathalie Mallette, elles font un duo d’enfer qui nous fait rire beaucoup. Le comique de la pièce se situe autant sur le plan du verbal que des gestes et des costumes. On en redemande encore.

Elles sont entourées des personnages masculins, Jean-Pierre (Henri Chassé), Francis (Éric Cabana) et Pedro (Patric Saucier) qui nous font rigoler, et tous semblent prendre un réel plaisir à jouer ensemble et même à donner des fous rires aux autres comédiens. C’est un plaisir garanti, une soirée des plus agréables. Allez-y, vous en sortirez plus détendus d’avoir autant rigolé.

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