Présentée à l’Espace Libre, La Vague Parfaite est décrite par ses créateurs, Olivier Morin et Guillaume Tremblay, comme étant un opéra surf du futur.

C’est donc dans un futur plus ou moins lointain sur une île paradisiaque de l’océan Pacifique que l’on retrouve un groupe de surfeurs d’une beauté exemplaire, en compagnie des Wannabes, des gens moches qui les adulent. Tous vivent paisiblement dans le culte de la beauté, jusqu’à ce qu’une journaliste débarque sur l’île et leur annonce qu’un tsunami approche. Pour  John-Nathan, leur chef, il s’agit de la vague parfaite pour pratiquer son sport préféré. Or, plutôt qu’être idéale, elle s’avère être destructrice et ceux qui réussiront à y survivre fuiront vers ce qu’ils s’imaginent être un endroit plus clément.

Cette description d’une utopie qui tourne mal, ajoutée à l’image sérieuse que l’on a tendance à se faire de l’opéra pourrait laisser présager que l’on va assister à un drame. Or, dès les premiers instants, les textes satiriques, tantôt en joual, tantôt en espagnol ou en allemand nous indiquent qu’on a plutôt affaire à une comédie lyrique. Puis, à divers endroits les références au monde de l’opéra (comme ce clin d’œil à Marc Hervieux et Luciano Pavarotti) font rire les spectateurs de bon cœur. C’est d’ailleurs avec un large sourire qu’ils quittent la salle au bout des 100 minutes que dure la pièce.

La distribution est composée de comédiens (Benoît Maufette, Guillaume Perreault, Guillaume Tremblay, Marie-Claude Guérin, Maxime Le Flaguais et Frédéric Lemay) et de véritables chanteurs lyriques (Antoine Gervais, Barython, Mathieu Grégoire, Ténor, Sylvain Paré, Ténor, Hiather Darnel, Soprano, Cécile Muhire, Soprano, Anne Julien, Mezzo-Soprano). La musique est signée Philippe Prud’homme et l’ambiance sonore a été confiée au Navet Confit.

C’est ce mardi à l’Espace Libre qu’avait lieu la première. D’autres représentations auront lieu au même endroit les mardis, mercredis, vendredis et samedis à 20h, jusqu’au 30 janvier 2016.