Si la venue des soeurs Boulay aux FrancoFolies m’avait fait ni chaud ni froid, et même laissé indifférent, je dois admettre cette fois-ci que les deux filles ont offert une performance beaucoup plus intéressante.

Je crois que c’est le concept qui remporte la palme. En effet, nous sommes accueillis au Bain Mathieu, un ancien bain public de Montréal, en devant utiliser un lampe de poche pour s’éclairer et se rendre à la scène. C’est alors que des sons de criquets surgissent des hauts-parleurs, des plantes sont déposées ici et là et il y a peu de lumière. Franchement, on a l’impression d’être en plein camping, proche d’un étang.
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Ce nouvel album 4488 de l’Amour, qu’elles lançaient aujourd’hui, fait vraiment un peu moins fifille musicalement que le premier opus. Je me suis surpris a hoché de la tête, et le premier extrait Fais moi un show de boucane sort un peu de ce à quoi les sœurs Boulay nous ont habituées. Je trouvais ce titre plus énergique, plus mordant, avec une attitude quoi, et ça fait du bien d’entendre cela! Ça m’a rappelé Grandes jambes qu’elles ont chanté aux FrancoFolies avec Fred Fortin, même si ce titre est du membre de Galaxie.

Le public, très nombreux, a apprécié le spectacle, car je voyais certaines filles – malheureusement les gars étaient en minorité – fredonner les morceaux comme s’il les connaissait par cœur. La foule a tellement aimé les sœurs Boulay qu’elles ont fait un rappel, ce qui ne semblait pas prévu au plan de match.
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Leur folie, leur joie de vivre et leur côté taquin ont permis de détendre l’atmosphère, mais également de les voir plus humaines et d’attirer la sympathie du public, même si cela était probablement déjà fait! Leurs remerciements étaient originaux, car elles dévoilaient quelque chose de gênant sur les personnes mentionnées. Finalement, c’était des secrets plutôt sympathiques et loin de mettre mal à l’aise.

Dans son ensemble, les deux soeurs ont présenté une prestation beaucoup plus sautée, moins léchée et plus à leur image que ce qu’elles avaient faite aux FrancoFolies. Peut-être à ce moment, c’était tout simplement l’endroit qui était moins propice et qui faisait moins intimiste…