Après avoir terminé des études en musique au Cégep Marie-Victorin – il y a quelques semaines, Megane Lebel est maintenant prête à percer dans le portrait musical québécois. Le 28 mai dernier, la jeune chanteuse de 20 ans a lancé son premier extrait. Si vous cherchez une belle chanson ensoleillée qui accompagne à merveille un cocktail sur votre balcon cet été, Prête pas prête j’y vais est la candidate parfaite.

Présente-moi la pièce Prête pas prête j’y vais ?

C’est un peu comme mon bébé. Ce fut une de mes premières chansons et je la considère comme une bouffée de liberté. C’est un air d’été accrocheur, avec des sonorités country et pop. J’ai écrit les premières paroles à la suite d’une peine d’amour. C’était un nouveau départ et je sentais que dorénavant, je pouvais faire tout ce dont j’ai toujours rêvé sans rien devoir à personne. J’ai terminé la chanson avec deux bonnes amies que j’ai rencontrées durant mon parcours collégial au Cégep Marie-Victorin : Sandrine Lachapelle et Marie-Laurence Lacroix. À trois, nous avons réussi à trouver les mots justes pour exprimer ce sentiment de liberté et de vouloir sauter dans le vide.

Découvrez Prête pas prête j’y vais

Présente-moi un extrait d’un couplet de ta chanson. Définis-le-moi au niveau de sa signification ? 

Et si je tombais ?
Et si je la manquais ? Cette vie dont j’ai rêvée
À quoi bon la laisser de côté ? J’ai rien à perdre
Prête pas prête, j’y vais

Cet extrait veut dire beaucoup pour moi. Il parle de la crainte de sauter dans le vide, sans savoir ce qui nous attend. Il est une remise en question. Mais pourquoi ne pas tenter sa chance ? Après tout, on ne perd rien de sauter ! Aujourd’hui, je suis plus que reconnaissante d’avoir pris ce risque, de vivre la vie dont j’avais envie.

Est-ce que tu te sens totalement prête à commencer ta carrière musicale où tu as encore certains doutes?

Totalement ! Je suis entourée d’une superbe équipe qui m’appuie et qui me guide dans tout ce processus. Je suis sur un nuage. Je suis confiante pour la suite des choses ! Je ne peux pas être mieux entourée !

Quand as-tu réalisé que la musique était destinée pour toi?

J’ai toujours su que la musique était une grande partie de moi. Mais, je crois que c’est en allant étudier dans ce domaine collégial que j’ai réalisé que la musique était destinée pour moi. En me concentrant trois ans spécifiquement en chant. J’ai pu essayer divers styles et en apprendre davantage sur la théorie ainsi que sur l’histoire de la musique. TOUT m’intéressait et j’étais plus motivée que jamais à réussir. J’y ai trouvé ma place, tout simplement.

Crédit photo : Frédéric Lebeuf

Qu’est-ce que tu as appris au Cégep Marie-Victorin?

Sur le plan personnel, la plus belle chose que j’ai apprise au Cégep c’était d’apprendre qui j’étais en tant qu’artiste. J’y ai rencontré des gens exceptionnels qui m’ont aidé dans mon cheminement et j’ai, au fil des ans, découvert que le country était ce que je voulais faire. Sur le plan plus académique, j’ai appris comment se déroulent des séances d’enregistrements en studio, ainsi que tout ce qui englobe la théorie musicale. Je réalise aujourd’hui que grâce à ces cours, j’ai beaucoup plus d’aisance et de facilité à écrire. J’ai aussi plus d’aisance en studio lorsque j’enregistre. C’est un grand bagage de connaissances qui m’aidera dans ma carrière, j’en suis certaine !

Comme tu es seulement âgée de 20 ans, pourquoi avoir choisi de t’aventurer dans la musique country?

En fait, j’ai toujours aimé la musique country. J’ai grandi dans une famille qui écoutait beaucoup ce style et j’ai donc développé, au fil des ans, une passion pour le country. Je crois aussi que c’est un style à découvrir. J’espère que plusieurs se sentiront interpellés par mes chansons.

Tu commences l’enregistrement d’un premier EP cet été qui devrait paraître à l’automne, à quoi ressemblera-t-il?

Le EP aura définitivement des sonorités country. Comme dans mon premier extrait, j’ai l’intention d’y ajouter quelques sonorités pop. J’y aborderai l’amour, la crainte de sauter dans le vide, la nostalgie et plus encore. J’espère que ce microalbum en rejoindra plusieurs. Chaque chanson raconte quelque chose de différent, j’ai hâte de commencer le processus d’enregistrement !

Crédit photo : Frédéric Lebeuf

Qu’est-ce qui t’inspire quand tu écris de la musique?

Tout. Bien sûr, des sujets comme l’amour m’inspirent beaucoup, mais j’ai essayé d’élargir mes horizons dans mon écriture. Je m’inspire de mes peurs, des saisons, de ce que je vis de manière positive et négative. Lorsque je vis quelque chose, j’essaie d’écrire à ce sujet.

Tu souhaites partir à l’aventure cet été et en profiter pour faire un petit trip d’écriture? En quoi voyager au Québec inspire-t-elle ta plume?

« Voir des paysages, des monuments et des visages », cette courte phrase dans « Prête pas prête, j’y vais» veut tout dire. Il y a trois ans, j’ai fait l’acquisition d’un Westfalia 1984 avec ma mère. Partir à l’aventure fait partie de mon quotidien. C’est en découvrant de nouveaux endroits et en rencontrant de nouvelles personnes que je deviens inspirée. Je trouve qu’il n’y a rien de mieux que de partir à l’aventure, sans savoir vraiment où on va. Pour moi, ce sont toujours les plus beaux voyages.

Tu as participé à deux vidéoclips de France D’Amour (Le l conducteur, J’prends ma guitare), parle-moi de ton expérience?

J’avais environ 5 ans lorsque j’ai fait une apparition dans un vidéoclip de France D’Amour. Je jouais « mini France D’Amour ». Je crois que c’est à ce moment que j’ai réalisé que j’aimais les projecteurs, le domaine des arts. Ce qui est drôle dans cette histoire, c’est que 14 ans plus tard je rejouais dans son nouveau vidéoclip ! Cette fois, j’étais adulte et je savais que moi aussi, je voulais faire de la musique !

Suivez Megane Lebel sur les réseaux sociaux

Crédit photo : Frédéric Lebeuf