Le grand Rachid Taha était de passage dans notre chère ville de Montréal et offrait mercredi soir une belle soirée musicale au public du Métropolis. Invité à l’occasion du Festival International Nuits d’Afrique, le chanteur était en forme et a performé pendant près de deux heures.

Les mélodies orientales, modernisées par des sonorités électriques, ont transporté l’auditoire dans un beau voyage musical. Le monstre sacré du rai a fait l’honneur de célébrer les trente ans du festival en passant en revue une large partie de sa discographie.

Tranquillement, il entre sur scène en lançant un joyeux «Je vois qu’il y a des nouveaux, je vois qu’il y a des anciens, comment ça va? » avant d’entamer une première chanson. Son attitude cool, voire nonchalante, rebelle et amicale à la fois laisse transparaître une longue expérience de la scène et une belle générosité. Son entrée sera quelque peu gâchée par un son des plus chaotiques, problème Ô combien récurrent dans cette salle de concerts. Ça grésille, ça siffle dans les oreilles. Quel gâchis !

Un spectacle chaleureux

Loin de se laisser déconcerter pour autant, le chanteur à la voix rauque enchaîne les chansons sans s’essouffler.  Il se tourne à plusieurs reprises vers ses musiciens pour chauffer l’ambiance en dansant.  Les nombreuses interventions auprès du public rendent le spectacle des plus chaleureux.

À  presque 60 ans, une telle énergie fait plaisir à voir. À la rencontre entre plusieurs styles, il modernise sa musique en penchant notamment vers la techno et fait danser une bonne partie du public, émerveillé par son charisme et la chaleur de sa voix. On retiendra également que Rachid Taha est un artiste qui souhaite dénoncer certains maux de la société comme la montée des extrêmes.

Crédit photo : Festival Nuits d’Afrique