En soirée d’ouverture de la 30e édition du Coup de cœur francophone, Alexandre Poulin présentait son nouvel album Les temps sauvages le jeudi 3 novembre. C’est au Cabaret Lion d’Or que l’auteur-compositeur-interprète a charmé, une fois de plus, son public. Authenticité et humour étaient au rendez-vous à notre grand plaisir !

Après avoir lancé deux albums plutôt dans l’ombre, la propulsion d’Alexandre Poulin vers la gloire a eu lieu à la suite à la parution de son troisième disque Le Mouvement des marées en octobre 2013. Mené par le succès radiophonique des pièces Comme des enfants et Blanc cassé, l’artiste accompli a vu son travail enfin récompensé de brillante façon.

Est-ce que le succès récolté à son dernier disque a changé la recette sur Les temps sauvages ? Non, c’est toujours le même Alexandre Poulin autant dans ses écrits que sur la scène. Charmant, naturel et authentique, il continue de livrer ses chansons avec passion et humour devant un public réceptif à chacun de ses vers d’oreilles et chacune de ses anecdotes lors de ses remerciements.

« Je n’ai jamais voulu être une vedette dans la vie, j’ai toujours voulu raconter des histoires et faire de la musique. Le côté vedettariat vient avec, c’est inévitable et je le savais avant de commencer ce métier-là, mais ce n’est pas une quête en soi. J’ai trouvé un équilibre dans cet écosystème entre la façon dont je voulais faire mon métier et ce petit côté-là », explique Alexandre qui pense, aussi, que la surmédiatisation des artistes d’aujourd’hui contribue à la courte durée d’une carrière.

Alexandre Poulin plus connu ?

Est-ce que c’est un album qui fera en sorte que le chanteur, originaire de Sherbrooke, sera plus connu ? « Peut-être, mais en même temps, plus connu ne veut pas nécessairement dire gagner sa vie. Je l’ai compris avec le temps ». Comment peut-on ne pas tomber amoureux de sa plume et de sa présence rassurante sur scène ? Honnêtement, on ne peut que se laisser envahir par le personnage qui mérite toute cette reconnaissance.

Plusieurs cœurs flottaient dans le Cabaret Lion d’Or lors de son interprétation des magnifiques Nos cœurs qui battent et File indienne. Livrées avec justesse, ces deux chansons nous prouvent à quel point Alexandre fait partie de l’élite des auteurs-compositeurs-interprètes de la province.

Et vous, qu’est-ce que vous en pensez ? Est-ce qu’Alexandre Poulin est en train de rentrer dans la lumière ou se retire-t-il dans l’ombre ?