La formation de rock progressif Coheed and Cambria a fait un passage fort apprécié au Théâtre Corona. À en juger par la foule, le spectacle a été une grande réussite.

Claudio Sanchez et sa bande étaient en excellente forme. Ce qui se démarque du quatuor de l’État de New York, c’est la qualité de ses musiciens. En effet, quand on entend leurs compositions, on comprend que nous sommes en présence de personnes méticuleuses. Le travail a été bien fait, c’est indéniable.

Chacun des moments dans les chansons sont calculés, sont structurés. Tout a été mis en pièce pour obtenir un résultat quelconque. C’est un peu la même philosophie qui a été appliquée sur scène. Les compositions n’étaient d’une “grande” complexité, quoique, mais il y avait un quelque chose de grand dans la simplicité des mélodies.

En plus, elles avaient du panache et ont frappé la cible dans le mille. La présence de Claudio Sanchez, sans rien enlever aux autres membres, a produit un effet de bombe. En manœuvrant la guitare comme il l’a fait, l’attention étaient vraiment concentrée sur lui.

Coheed and Cambria, showman

Il a été showman, à sa manière, et a provoqué l’engouement du public. Parlant des gens dans la salle, ils ont chanté avec force et à tue-tête! Je dois admettre que j’avais rarement vu une foule cracher des paroles avec autant d’intensité.

On ressentait une belle fébrilité et synergie dans le Théâtre Corona. Les musiciens de Coheed and Cambria avaient un plaisir fou sur scène et le public avait un plaisir fou d’y participer. Plusieurs bonnes pièces ont été jouées dont A Favor House Atlantic, chanson qui m’a permis de découvrir le groupe new-yorkais.

C’est une soirée des plus agréables à laquelle j’ai pris part. Si je ne savais pas trop à quoi m’attendre au départ, j’ai eu une belle surprise en mettant les pieds au Théâtre Corona. Le groupe a du bon matériel entre les mains et l’a exploité d’une belle façon sur scène. Cela a donné un spectacle énergique, très bien rodé et très personnel.