Dès aujourd’hui, le deuxième album d’Émile Bilodeau (intitulé Grandeur mature) est offert chez votre disquaire favori et sur toutes les plateformes numériques. Dans une ambiance médiévale, le chanteur a effectué le lancement de son nouvel opus au Théâtre Fairmount le mercredi 2 octobre. Voici un petit récapitulatif de la soirée ainsi qu’une brève entrevue avec le charismatique « Robin des Bois » moderne.

Depuis la sortie de son nouvel extrait Robin des Bois et du visuel de son nouvel album, on voit Émile Bilodeau plonger dans l’univers fantaisiste du célèbre personnage fictif. Sans surprise, le lancement de Grandeur mature était relié à cette campagne de promotion, soit l’ère médiévale.

Lors de la première heure du 6 à 8, plusieurs personnages inspirés de l’univers du jeu de rôle grandeur nature se sont promenés dans la salle. Ce divertissement a fait sourire de nombreuses personnes, jeunes ou moins jeunes. Parmi eux, le roi et la reine étaient aux premières loges de la prestation sur leur trône derrière l’énergique personnage. Ce n’est pas tout, le fou du roi a eu l’honneur de monter sur la scène avant que le spectacle commence.

Il n’y avait pas que des personnages, il y avait aussi de nombreux accessoires. Bilodeau arborait même le petit chapeau de Robin des Bois pour l’occasion. Pour le photobooth, de nombreux accessoires étaient la disposition des aventureux tels qu’une arbalète, des épées et des maillets. En plus de présenter ses deux premiers extraits Candy et Robin des Bois, il a présenté, entre autres, trois textes qui lui tiennent à cœur (Freddie Mercury, J’ai vu la France et Yoga).

Aussi efficace qu’à son habitude, il a touché des cœurs au passage avec sa passion pour la musique, la culture et les enjeux actuels, son amour envers ses fans ainsi que sa plume franche, accessible et sympathique. Armé d’une arbalète, l’artiste de 23 ans attaque des enjeux de notre société moderne avec de nombreux textes poignants de vérités. Aussi rigolo soit-il, il réussit sans prétention à atteindre la cible.

Portion entrevue

Avant d’attaquer Grandeur mature, on va clore la boucle de Rites de passage. Quelle est la marque que ton premier album aura laissée autant ?

Ça s’est fait beaucoup dans le plaisir. Il y a eu des bouts où c’était exigeant et difficile de trouver du temps pour composer dans toute cette tournée, mais il y a vraiment eu des déclics. Par exemple ; la fois que je suis allé à Calgary pour enregistrer cinq chansons, je suis reparti en me disant : « On manque de tounes ». Il y a vraiment eu un déclic où il fallait que j’arrête de me mettre de la pression à faire de bonnes tounes. Je devais juste écrire les chansons que j’avais envie d’écrire, les chansons qui me permettraient d’avoir du plaisir sur scène et de faire mes folies. Dans cette optique, j’ai vraiment été capable de faire la tournée et la création du deuxième.

Est-ce que Grandeur mature était un rite de passage pour toi ?

Je te dirais que non. Pour moi Grandeur mature, c’est de dire : « Voici l’homme que je suis devenu avec mes idées ». Je pense que ce nouvel opus est fait avec toutes les expériences vécues (notamment les Francos devant 30 000 personnes et la tournée). D’avoir réécrit un deuxième album, c’est peut-être quelque chose que j’ai expérimenté. En même temps, je le faisais beaucoup en m’inspirant de mes expériences d’adulte, ce que j’avais vécu et ce que je vivais aussi. Je pense que mes idées politiques, comme la personne que je suis, se sont beaucoup aiguisées depuis Rites de passage. Donc, je ne considère pas ça comme un rite de passage parce que je suis déjà un adulte qui vient de les réaliser.

Pourquoi avoir choisi la thématique « Robin des Bois » ?

C’était important que le projet reste grand public. Je m’adresse beaucoup à la société du Québec (Ton nom, Freddie Mercury et J’ai vu la France). Être nationaliste et être ailleurs, ce sont des thèmes pour les plus vieux. Pour les jeunes, j’avais envie de garder ça à l’aventure. Quand papa et maman vont venir voir Émile Bilodeau, c’est pour que les enfants aient envie de se mettre un chapeau de Robin des Bois sur la tête. C’est pour garder ça attrayant pour les jeunes tout en étant rassembleur. C’est un thème qui peut m’aider à faire ça.

Comment penses-tu que ton album sera perçu dans 15 ans? Est-ce que tu penses que tu seras précurseur ?

Ça sera une belle photo de ce qui se passe dans notre époque, ça sera une bonne photo de moi aussi. Je ne m’en fais pas trop. Ce qui est sûr, c’est que je mets les premières barrières à mes idées politiques et à mes sorties dans les prochaines années. Je pense qu’on sera plus porté à me demander mon opinion quand le prochain gouvernement du Canada ira de l’avant avec les pipelines. Je pense que je vais pouvoir dire : « Je vous l’avais dit ». Précurseur un peu, mais ce n’est pas le but.