L’Australie était de passage à Montréal hier soir et c’est le groupe Hollow Coves qui a honoré L’Astral en faisant salle comble, à l’occasion de sa tournée Moments.

Hollow Coves, c’est un voyage à travers le monde où on se laisse porter par de douces mélodies et de grandes vagues de positivisme. Ryan Henderson et Matt Carins, les deux auteurs-compositeurs-interprètes formant ce duo originaire de Brisbane, en Australie, ont d’abord donné naissance à ce projet en enregistrant la pièce The Woods dans un garage, avant de la télécharger sur la plateforme Soundcloud.

Ils sont ensuite tous deux partis à la conquête du monde sans penser qu’à leur retour, cette chanson allait avoir, à sa façon, conquis plusieurs personnes. C’est à ce moment que le duo australien s’est lancé dans l’écriture de nouvelles chansons, malgré son parcours professionnel complètement autre.

« Montréal, ça nous fait tellement de bien d’être de retour. Vous êtes réellement la meilleure chose du monde et… il fait vraiment froid, dehors ! », a lancé Ryan Henderson en riant, lors de leur apparition sur scène.

Le groupe, qui a été nommé découverte de l’année par le UK Sunday Times, a confié que ce troisième passage dans la métropole était le premier où ils étaient accompagnés de musiciens. Après seulement une chanson, les chanteurs et leurs musiciens avaient gagné le cœur du public une nouvelle fois. L’énergie qu’ils dégagent est contagieuse, impossible de ne pas se laisser guider par les notes de Borderlines. Malgré le talent des musiciens qui les accompagnaient, Henderson (qui alternait entre le piano et les guitares) et Carins ont tout de même tenu à offrir à leur public quelques performances acoustiques qui n’ont laissé personne indifférent.

Chaque pièce était jouée dans le souci du détail — des jeux de lumière simples, colorés selon l’énergie de la chanson, un contact constant et chaleureux avec leur public, des anecdotes et des paroles d’espoir.

Leur premier album, Moments, paru en octobre 2019, c’est une invitation au cœur du journal de bord des deux hommes. Les onze titres qui le composent nous inspirent, nous rassurent, nous font voyager dans leur univers. La pièce du même titre a été inspirée par leur voyage en Norvège.

Crédit : Nicolas Bondu / ARP.Média

« Nous y étions pour quelques jours, avec des amis », raconte Henderson. « Nous étions vraiment fatigués et nous essayions de décider si nous prenions la journée pour se reposer ou si nous allions explorer. Finalement, nous nous sommes dit que nous ne pouvions pas passer une journée à l’intérieur alors que, juste à côté de notre Airbnb, il y avait une grosse montagne. »

C’est ainsi qu’ils ont décidé de partir en randonnée et qu’ils ont vécu ce qu’ils ont qualifié d’une des plus belles journées de leur vie. Ils se sont lancé le défi d’atteindre le sommet de la montagne avant le coucher du soleil. « Nous agissions comme des enfants. » Puis, plus sérieusement, l’Australien a ajouté : « Imaginez si nous étions restés à l’intérieur, ce jour-là. Nous avons tellement peu de moments dans la vie où on peut réellement choisir. Nous devons profiter de chaque instant pour explorer… et pour venir à des concerts, parce que c’est comme le sommet du monde ! »

Le duo enchaînait les chansons et les parcelles de leur histoire toutes aussi inspirantes les unes que les autres, c’était fluide et la foule en redemandait. Il était alors difficile de croire qu’on se trouvait dans une salle aussi intime que l’Astral tellement l’énergie du groupe et la réaction des spectateurs étaient palpables. On aurait eu envie que cette soirée ne se termine jamais ; on aurait eu envie de monter à bord du premier avion avec eux et de vivre tout ce qu’ils décrivent dans leurs œuvres.

Crédit : Nicolas Bondu / ARP.Média

Mission accomplie pour Hollow Coves, qui a à cœur l’impact de leur musique sur les gens. « C’est une plateforme tellement puissante pour rejoindre les gens. Nous voulons les encourager à parler lorsqu’ils sont dans une phase difficile, nous voulons leur donner espoir que la vie est belle. »

Si vous avez manqué leur passage à Montréal, soyez sans crainte, la métropole occupe une place importante dans leur cœur et, à la suite d’une ovation de près d’une minute, ils ont promis de toujours revenir jouer ici.

(C’est d’ailleurs dans notre belle ville qu’ils ont enregistré Coastline, qui figure sur leur mini album Wanderlust. Le groupe a avoué, en riant, que lorsqu’ils sont entrés en studio, l’un des membres de l’équipe était originaire d’ici et avait, par erreur, nommé la pièce « Toast Land ».)

Le privilégié Harrison Storm

Lui aussi originaire d’Australie, c’est à Harrison Storm que l’on a offert la chance de jouer en première partie du groupe qu’il admire. Arborant une tuque — pour le look ou pour le confort, on ne saurait dire —, le chanteur a offert quelques pièces acoustiques inspirantes. La douceur de sa voix se mariait à merveille aux notes plus rauques qu’il se permettait de pousser. Il a d’ailleurs fait un sans-faute lors de sa reprise de Video Games (Lana Del Rey). Tout comme ses partenaires de tournée, il a lui aussi été inspiré par une adepte de sa musique qui traversait une période sombre. À ce moment, Harrison Storm avait abandonné l’université et jouait dans les rues de Melbourne. C’est en rencontrant une jeune fille de 16 ans, qui a fui sa région natale et la violence qu’elle y vivait, qu’il a changé sa perception de la vie.

Pour le découvrir ou le redécouvrir, Harrison Storm sera de passage à Montréal le 23 mai prochain, dans le cadre de sa tournée éponyme.

Billets : https://www.greenland.ca/event/view/harrison-storm-le-ministere-montreal-2020-05-23-tickets-4826


Liste de chansons :

  • We Will Run
  • Borderlines
  • When We Were Young
  • Ran Away
  • Follow The Sun (reprise de Xavier Rudd)
  • Notions
  • Home
  • Beauty In The Light
  • Moments
  • The Woods
  • Adrift

Rappel :

  • Coastline
  • Anew