C’est jeudi dernier que le groupe indie-pop Les Louanges refaisait surface sur les scènes québécoises après un mois de passage en Europe. Bien heureux de leur retour à la maison, ils ont rapidement fait lever la salle de la maison de la culture de Verdun. Ils ont bien su nous montrer qu’une petite salle de quartier pouvait s’enflammer.

Le public, assez disparate, a d’abord été pris par surprise à la suite de la première partie du rappeur Maky Lavender qui chantait en anglais tout en s’adressant à la foule en français. Originaire de l’Ouest-De-L’Île, il a rapidement interpellé les spectateurs, écrasant le peu de malaise qu’il y avait. Les gens ont vite joué le jeu, fan ou non de sa musique ; les têtes bougeaient au rythme du flow. Maky était énergique et a facilement meublé la scène avec ses pas de danse bien placés. Jusqu’à en échapper ses lunettes ; il s’est lancé de tous bords tous côtés, digne d’une vraie première partie réussie.

C’est après un court entracte que le spectacle a commencé. Porté des mélodies sensuelles au saxophone, le chanteur du groupe, Vincent Roberge, a fait son entrée sur scène. Après quelques gorgées de bière, il nous a jasé tout bonnement de son intérim de l’autre côté de l’Atlantique et il a cherché notre appréciation quant à son nouveau Expansion Pack sorti plus tôt cette année. Drôle et attachant, il a su vite se faire ami du public, mais on remarque qu’il semblait un peu détaché de ses musiciens. Leur propulsion rapide dans les groupes en vogue de Montréal a peut-être su semer la bisbille entre les chums de gars. Qui sait ?

Quant à leur performance, Les Louanges ont habilement su nous faire bouger. Des plus jeunes au plus vieux, chacun a su y trouver son compte. Une belle soirée animée dans le sud-ouest de l’île, parfaite pour picoler et se laisser aller.