Vincent Labadie

Jeudi dernier, Fanny présentait au Théâtre Petit Champlain un spectacle intimiste. Seule au piano, l’auteure-compositrice-interprète a revisité ses deux derniers albums et celui de La Patère rose. Une artiste généreuse envers son public.

C’est la première fois que je vais voir une prestation de Fanny Bloom. Toute la journée, je suis excité de passer la soirée avec cette jeune artiste de la Montérégie et à entendre une nouvelle voix, un nouveau son.

J’adore cette sensation quand j’entre dans une salle de spectacle, de ne pas savoir où je m’en vais et d’aller de surprise en surprise.

Premier constat quand j’arrive dans la salle du Théâtre Petit Champlain (que je trouve splendide soit dit en passant), le décor est d’une simplicité désarmante mais efficace. Un micro, un piano et une espèce de gigantesque diamant formé de d’un montage de néons multicolores.

On peut déjà en conclure que le spectacle sera de nature assez intimiste.





Ma conjointe, qui m’accompagnait, avait l’impression que Fanny Bloom nous avait invités chez elle à prendre un café ou un verre pendant qu’elle nous présente ses nouvelles compositions. Elle finit d’ailleurs sa prestation en disant « Merci Québec, on se retrouve à l’entrée ».

Le petit hic de la soirée, et malheureusement c’est là que Fanny perd beaucoup de points à mon avis, c’est sur le plan de la voix. Pas qu’elle fausse ou que celle-ci ne soit pas juste, bien au contraire je puis dire qu’elle se compare avantageusement à celle de Cœur de pirate.

Mais elle y met, à mon sens, beaucoup trop de fioritures et elle a tendance à chanter un peu trop près de son micro. Ce qui fait que les spectateurs en perdent quelques bouts.

En général, j’ai eu la chance de découvrir une artiste d’une grande générosité envers son public. Au cours de l’été, Fanny présentera d’autres spectacles, notamment à Montréal, Péribonka, Terrebonne, Varennes.

Crédit photo : courtoisie