Le légendaire George Thorogood est venu faire une petite visite à Montréal le samedi 7 mai en compagnie de ses Destroyers pour l’événement Jazz à l’année présenté à l’occasion du Festival International de Jazz de Montréal.

C’est dans un Métropolis rempli au maximum que le chanteur américain a fait son spectacle. L’endroit était tellement bondé qu’il était difficile pour les gens de se frayer un chemin. Malgré cela, l’ambiance était à la fête, à la boisson et à la musique blues rock des années 70 caractérisée par les jeux de guitare du musicien.

Dès les premières notes, le rockeur du Delaware a été acclamé par les cris et les applaudissements de la foule visiblement heureuse de ces belles retrouvailles. Car je dois l’admettre, il y avait beaucoup de nostalgie durant la prestation. Disons que les derniers hits du chanteur sont loin derrière.

Mais ce n’était pas une raison de bouder son plaisir, car après tant d’années, George Thorogood a toujours la vibe rock en lui et il sait la transmettre sur scène. Il était difficile de ne pas se déhancher au son du saxophone et des solos de guitare électrique.

Retour en arrière

S’il était présent pour offrir quelques nouvelles chansons, George Thorogood a balancé avec vigueur ses anciens succès comme Bad to the Bone, Get A Haircut et l’intuable One Bourbon, One Scotch, One Beer. Cette dernière a eu la chance d’avoir un bar spécial désigné à son nom où les gens pouvaient acheter un bourbon, un scotch et une bière pour 14 $!

Les musiciens qui l’accompagnaient était en symbiose avec lui et très enjoués sur la scène. Il planait une odeur de fraîcheur et d’authenticité, loin de la musique artificielle à laquelle nous sommes habitués ces temps-ci. Les spectateurs étant âgés dans la cinquantaine, j’avais cette impression que plusieurs revivaient leur jeunesse. C’était beau de voir plein de visages illuminés. Comme si la vie, l’instant d’un show, leur permettaient de revenir dans le passé.

En première partie, le chanteur canadien JW Jones a brisé la glace de belle façon. Les gens ont réservé un bel accueil à la musique du trentenaire qui s’est efforcé de s’adresser à la foule en français. Ses compositions étaient dans le même ton que George Thorogood et étaient très bien exécutées.