La sensation québécoise de l’heure, Hubert Lenoir, était de passage aux Foufounes électriques pour sa première médiatique montréalaise.

Dès le début de la prestation, celui qui a gagné le Félix de « l’album pop de l’année » et « Révélation de l’année » s’est attaqué à son tube Fille de personne II. Ceux et celles qui pensaient entendre le titre en fin de parcours ont plutôt déchanté.

Mais le public s’en foutait, car c’était les vrais admirateurs et ils se sont donné tout entier. Ils sautaient, bougeaient et se déhanchaient au son du saxophone et de la batterie. Le jeune homme leur a offert un tour de chant rock de 90 minutes fort apprécié.

Il faut dire que les six musiciens sur scène se donnent corps et âme et suivent à la lettre la cadence donnée par Lenoir. Le saxophone André Larue était dangereusement en forme. Avec les autres musiciens, il assurait totalement et la cohésion était bien évidente.

Nous n’avons pas eu seulement droit à du matériel de Lenoir, il a repris à sa façon le classique de Jean-Pierre Ferland, Si on s’y mettait. Il avait d’ailleurs interprété le titre aux Échangistes. Après cette entrée énergique et effrénée, le chanteur a fait une petite pause pour nous parler.

Il est revenu sur le scandale de l’ADISQ où il s’était mis le trophée dans la bouche. Même si ses admirateurs trouvaient qu’il n’avait pas à se justifier et qu’ils voulaient continuer le party, Lenoir a tenté de nous dire que ce n’était pas contre Félix, mais bien… un hommage ! Il a profité de l’occasion pour dire : « Fuck you, Mario Pelchat et ses prêtres », qui jouait dimanche au Centre Vidéotron.

Plus tard, certains membres du groupe ont décidé de reprendre quelques chansons dont les succès Don’t Look Back In Anger de Oasis, Wake Me Up When September Ends de Green Day et Nothing Else Matters de Metallica.

Il a terminé sa prestation avec Recommencer et Fille de personne (version métal) en rappel.

Juste avant lui, les filles du groupe Les Charognes ont joué leur rock abrasif !