Le vendredi 5 août, un vendredi soir comme les autres ? Je ne pense pas. Je me suis rendue au Théâtre Fairmount pour assister à la performance de Juliette Lewis. Cette dernière est entrée dans mon radar un peu comme tout le monde en tant qu’actrice…

C’est en 1995 dans le film Stange Days que je l’ai entendue interpréter à sa façon Hardly Wait de PJ Harvey et je me suis dis qu’elle pourrait sérieusement faire carrière comme chanteuse. Elle commandait la scène comme une pro… talent d’actrice ?

Eh non, saut en arrière de 10 ans… c’était en 2005 qu’elle a lancé son premier EP …Like a Bolt of Lightning et qu’elle s’est embarquée dans le monde turbulent du rock. Les critiques ont été unanimes : elle est une bête de scène née et la preuve pour moi a été faite dès son entrée en scène au Théâtre Fairmount vendredi. La foule était en délire et tout simplement accrochée à ses moindres gestes qui ne sont pas pour dire sporadiques.

Juliette Lewis a commencé avec la très énergique Smash and Grab entourée de ses quatre musiciens d’allure très L.A. : tatouages, cheveux longs et favoris. Elle nous a lancé son répertoire à la figure sans retenue et nous en redemandions. Les hits Got Love to Kill et Hot Kiss de ses premiers albums ont été chantés en chœur avec elle.

Juliette Lewis, une bombe sur scène

La présence sur scène de Juliette Lewis est un joyeux amalgame de grands chanteurs des meilleures années du rock. Je m’avance même à dire qu’elle se pavane comme Mick Jagger, lance des coups de pied en hauteur digne de David Lee Roth et elle fait de grands écarts théâtraux à la David Bowie et même parfois à la Freddie Mercury si vous voyez ce que je veux dire. Un mélange parfait quoi !

La soirée s’est passée avec de grands sourires sur les lèvres des dudes sur scène et aussi des techniciens très attentifs à l’arrière-scène. Ils avaient l’air d’avoir un grand plaisir à livrer une performance très endiablée et ce genre de spectacle se fait malheureusement de plus en plus rare.

Le groupe a aussi joué, et je peux ici me tromper, deux reprises : Whole Lotta Love de Led Zeppelin qui était, je dois dire, un peu méconnaissable ou peut être une toute autre chanson qui ne figure pas sur son set list ainsi que Proud Mary de Creedence Clearwater Revival.

The New Regime impressionne peu

La première partie a été assurée par The New Regime de San Diego, groupe inconnu pour moi et aussi pour la sécurité à la porte apparemment (je l’ai vu argumenter pour entrer avant l’ouverture des portes).

La formation s’est beaucoup donnée, même un peu trop dans le solo de guitare poche et interminable. Je ne veux pas induire quelqu’un en erreur : je suis tout à fait capable d’apprécier un bon solo de guitare rock. Mais là je dois dire que le guitariste-chanteur aux airs de Slash manquait cruellement d’inspiration, pour ne pas dire de talent. C’était la première prestation du groupe à Montréal et il était très contents d’y être, ça c’est certain. Le public était assez assez nombreux et il semblait apprécier les compositions du band.

En somme, un spectacle comme je les aime : un peu trashy et tout en sueur. Je vous laisse avec le commentaire un peu incrédule de mon voisin avant l’entrée en scène de Juliette Lewis : « Je me rends compte qu’elle attire surtout les filles ».