Après la ville de Québec, c’était à Montréal de montrer son appui à la reconstruction du Théâtre de la vieille forge de Petite-Vallée. Pour l’occasion, Karkwa, Octobre, Marie-Pierre Arthur et Michel Rivard étaient les invités.

Les membres d’Octobre, groupe populaire dans les années 70-80, ont été les premiers à monter sur la scène. Bien qu’il ait atteint la soixantaine, le sympathique Pierre Flynn a prouvé au jeune public que le « p’tit vieux » et ses acolytes pouvaient encore « rocker » !

Surfant sur la nostalgie, la formation de rock progressif a déballé ses succès dont Les terres nouvelles et la dynamique Maudite machine. La réunion d’Octobre, qui avait joué la dernière fois à Petite-Vallée en 2006, se révélait comme un baume au cœur.

La foule écoutait attentivement les compositions du band, et honnêtement, on avait l’impression que sa musique n’avait pris aucune ride.

Michel Rivard se donne entièrement

L’un des membres de Beau Dommage, Michel Rivard, s’est préparé pour prendre la scène d’assaut. Sans perdre de temps, il a aligné des chansons comme La lune d’automne et Un trou dans les nuages.

La synergie avec les spectateurs était à son comble ; les entendre chanter en cœur le refrain de Je voudrais voir la mer valait son pesant d’or.

En deuxième partie, c’est une Marie-Pierre Arthur pleine d’énergie et intense qui s’est amenée sur les planches. Elle nous a servi un rock abrasif, parfois aérien, qui a « crinqué » positivement la foule. À la fin, Louis-Jean Cormier et Michel Rivard se sont joints à elle pour une chanson acoustique où on pouvait découvrir leur voix distinctement.

Elle a réussi avec aplomb à donner une ambiance magnétique à sa prestation. Son interprétation de Cacher l’hiver se veut un des bons moments de son concert.

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Karkwa : la réunion tant attendue !

Après un Denis Coderre accueilli sous les huées (devenus des cris de joie quand il a annoncé 50 000 $ de la Ville), les gens ne tenaient plus en place pour le plat principal : Karkwa.

Louis-Jean Cormier, Julien Sagot, Martin Lamontagne, François Lafontaine et Stéphane Bergeron se sont installés pour offrir une performance irréprochable. Déjà excitée à revoir le quintette, la foule a explosé lors des premières notes d’Échapper au sort.

Ce n’était toutefois que le début, car avec Les chemins de verre, l’énergie dans le MTelus a décuplé. L’extase est venue, vers la fin, lorsque Louis-Jean Cormier et sa bande ont entonné Oublie pas.

C’est une soirée très sympathique à laquelle nous avons eu droit. La seule chose qu’on souhaite, c’est que la reformation de Karkwa ne reste pas qu’un simple souvenir.