Pour la première fois depuis que j’ai couvert le concert de We Came as Romans au Club Soda le 11 mars dernier, j’ai assisté à un show dans une salle intérieure. Une éternité, à qui le dites-vous! J’ai été invité par l’Agence Ranch à écouter en direct le spectacle virtuel de Lili-Ann De Francesco du 24 juillet dans l’entrepôt du Whitebox Play. De son côté, la jeune chanteuse n’était pas montée sur une scène depuis le 22 février dans la Salle Claude-Léveillée de la Place des Arts.

« Non seulement la situation qui se passait mondialement me faisait peur, mais je me demandais quand j’allais donner des shows et partager ma musique. C’est ce qui me passionne le plus dans mon métier », s’est exclamée Lili-Ann De Francesco au début de la soirée. C’est pour cette raison qu’elle a sauté à pieds joints dans l’aventure de Whitebox Play.

Après la prestation, elle a avoué s’être sentie plus nerveuse que lors du lancement de son premier opus l’automne dernier. Toutefois, elle ne projetait pas l’image d’une fille ayant le trac durant le concert. Le fait qu’elle était en compagnie de son paternel (Sébastien De Francesco) sur la scène a peut-être réussi à la calmer sur ce qu’elle dégageait.

Comme c’était la toute première fois qu’elle avait l’occasion d’interpréter ses propres compositions avec son père, la fébrilité l’habitait à son arrivée sur le stage : « C’était différent comme approche puisqu’on devait ajuster les chansons pour nous. La performance que je donne ce soir montre un autre côté à mon album et une autre Lili, soit dans une formule acoustique et intimiste. »

Si ce n’était pas d’un discours de son paternel, je n’aurais pas deviné qu’elle s’accompagnait aux instruments pour la première fois… tellement qu’elle semblait à l’aise de chanter en même temps que de pianoter, jouer de la guitare ou du ukulélé.

Dans la deuxième partie de son spectacle, on a retrouvé la Lili énergique. Micro à la main, elle a interprété des pièces qu’elle affectionne particulièrement, dont Jolene (de Dolly Parton), 24k Magic (de Bruno Mars), Beat It (de Michael Jackson) et Let It Be (de The Beatles). Elle ne s’est pas contentée de les chanter comme la version originale, elle a apposé sa proche sauce… tellement que j’ai failli ne pas reconnaître Toxic (de Britney Spears).

« Je suis habituée à interagir avec les gens. Je vais interagir ce soir aussi, mais ça sera différent. Finir une chanson et ne pas entendre le public parler ou applaudir, ça sera très différent. Me connaissant, je pense que je vais m’investir autant étant donné que je joue avec mon père. On a développé une belle chimie, mes fans pourront découvrir notre dynamique », s’était-elle exclamée à l’aube du spectacle.

Elle rentre en studio, cette semaine!

«Durant le confinement, j’ai eu un gros down. Dans tout ce qui se passait, je ne voyais que du négatif et je n’étais pas inspirée. Maintenant que ça va mieux, je retourne en studio pour sortir éventuellement de nouvelles chansons et préparer un autre album. Cela arrive à tout le monde de vivre des moments d’absence de créativité; c’était mon cas dans les derniers mois. Même si l’on a lancé un premier disque qu’on aimait vraiment, on désire une suite plus grandiose», s’exclame la chanteuse Lili-Ann De Francesco qui souhaite amener sa musique à l’extérieur du Québec.

Liste de chansons 

  • Aura
  • Same Old Feeling
  • Deux
  • Et alors ?
  • Je me vois
  • Don’t Want You Back
  • Au travers des ombres
  • Jolene (de Dolly Parton)
  • Something’s Got a Hold on Me (de Christina Aguilera)
  • Riptide (de Vance Joy)
  • Toxic (de Britney Spears)
  • 24k Magic (de Bruno Mars)
  • Seven Nation Army (de The Write Stripes)
  • Beat It (de Michael Jackson)
  • Let It Be (de The Beatles)

Calendrier du Whitebox Play